Bourgogne-Franche-Comté : l’art du grand écart

Réservé aux abonnés
Publié le 19 septembre 2020
Mettre en favori

Les disparités entre les différents départements sculptent d’année en année le marché des transactions dans cette région. En Bourgogne, la Côte-d’Or et la Saône-et-Loire sont plus recherchées que la Nièvre et l’Yonne, qui ont été des départements refuges des Parisiens pendant le confinement. Le seul endroit où les prix sont en verve, c’est en périphérie de Dijon (Côte-d’Or), ville universitaire : « La demande y est forte, car les nouveaux diplômés n’ont pas cette envie de mobilité géographique qu’avaient les précédentes générations », constate Colette Benzaquen. Le centre-ville n’attire pas, car il est marqué par l’empreinte de grosses pharmacies discounters, sans appartenance à une enseigne « low cost ».

Plus à l’Est, on retrouve une disparité des prix étonnamment similaire au Grand-Est. Alors qu’ils restent plutôt raisonnables à Besançon (Doubs), malgré sa faculté de pharmacie, c’est, dans la Haute-Saône, Lure (à 50 km de Vesoul) qui est gratifié de prix à 100 % du CA HT sur des affaires à rentabilité et emplacement exceptionnels, notamment dans les deux zones d’aménagement concertés (ZAC) qui se partagent la majorité des commerces et des grandes surfaces de Lure et drainent les clients des villages voisins. Les pharmacies frontalières et touristiques sont également fortement valorisées. « Toutefois, depuis l’épidémie du Covid-19, l’attentisme est de rigueur sur ce type de transactions », constate Fabien Blatière, de Channels.

Publicité