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Achetez, c’est le moment !
La conjoncture économique, les difficultés à convaincre les banques et une pression concurrentielle accrue attisent les craintes des jeunes diplômés. Pourtant, pour les spécialistes de Moniteur Expert, c’est bel et bien le moment de devenir titulaire.
A une période où les pharmaciens éprouvent de plus en plus de difficultés à trouver du travail, il est opportun de devenir chef d’entreprise », affirme Michel Watrelos, expert-comptable (Conseils et auditeurs associés W). D’autant que les chiffres de l’activité officinale ne sont pas si médiocres. « Depuis trois ans, le chiffre d’affaires baisse, mais la marge des officines est stable. Beaucoup de pharmacies fonctionnent bien, même si elles réclament davantage d’efforts et d’implication », poursuit François Gillot (photo ci-contre), expert-comptable (Conseils et auditeurs associés G). Autre élément motivant : la baisse des prix de cession, parvenus à un prix moyen de 80 % du chiffre d’affaires.
Les points de vigilance
Le futur titulaire doit prêter une attention toute particulière à la composition du chiffre d’affaires. « Les activités liées aux produits chers et aux maisons de retraite, ainsi que les rétrocessions doivent être enlevées du chiffre d’affaires et analysées », recommande Maître Blaesi, avocat au cabinet SCP Sapone-Blaesi. Concernant les maisons de retraite, il est indispensable d’exiger du vendeur tous les contrats pour s’assurer que ceux-ci perdurent. De même, la marge doit être décomposée par taux de TVA. « Il ne faut pas ménager le cédant et lui réclamer, au minimum, les trois derniers bilans, le détail du stock et l’analyse du chiffre d’affaires par prescripteur et par collaborateur », insiste Michel Watrelos.
Les risques de transferts doivent aussi être pris en considération, en allant se renseigner auprès de l’ARS pour confirmer qu’un dossier n’a pas été déposé.
Dans l’audit social, le futur titulaire devra aussi exiger les diplômes, vérifier s’il y a des clauses de non-concurrence dans les contrat de travail et étudier les salaires des collaborateurs. Bien sûr, l’acquereur doit demander le bail au vendeur. « Attention, des clauses peuvent réduire la liberté d’action du vendeur », met en garde Maître Assunta Sapone (cabinet d’avocats SCP Sapone-Blaesi).
Enfin, pour financer cette acquisition, et avant d’aller voir les banques, Michel Watrelos conseille de prévoir un apport conséquent et d’afficher un prévisionnel d’exploitation très prudent. « L’obtention d’un prêt ne doit pas mener à une situation financière risquée », ajoute-t-il.
« POURQUOI LA CRISE DEVRAIT-ELLE EMPÊCHER DE S’INSTALLER ? », CONFÉRENCE MONITEUR EXPERT, 22 MARS.
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