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Sandoz collecte les déchets à risques infectieux

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Publié le 26 juin 2010
Par Magali Clausener
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L’article 30 de la loi de finances pour 2009 oblige, depuis le 1er janvier 2010, les pharmacies d’officine, les pharmacies à usage intérieur et les laboratoires de biologie médicale à récupérer les déchets d’activité de soins à risques infectieux (DASRI) en l’absence de filière de collecte de proximité. Bien que le décret n’ait toujours pas paru, de nombreux pharmaciens se trouvent confrontés à ce problème de collecte, près d’1,5 million de Français étant en situation d’autotraitement avec des systèmes injectables, soit des milliers de tonnes de déchets (les patients sous insuline produiraient de 2 000 à 3 000 tonnes de DASRI).

Fort de constat, le génériqueur Sandoz met à disposition des pharmacies une borne de collecte automatisée depuis avril 2010. Le principe est simple. Le pharmacien remet une boîte individuelle avec un code-barre au patient. Lorsque la boîte est pleine, le patient se rend à la pharmacie et scanne le code-barre sur l’écran interactif de la borne. La trappe s’ouvre et le patient met directement ses déchets dans la borne. La borne est connectée à un prestataire qui récupère les déchets dès que le conteneur est plein.

6 à 7 000 officines pourraient être équipées

Début juin, 300 bornes étaient installées dans toute la France. Pour l’instant, le service aux officines est gratuit, qu’elles soient clientes ou prospects du laboratoire. A terme, Sandoz envisage de le faire payer. Mais sa priorité est de se positionner sur ce marché émergent en équipant entre 6 000 et 7 000 officines.

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