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- Karen Le Masson DIRECTRICE RSE DES LABORATOIRES EXPANSCIENCE & Sybille Foing DIRECTRICE MARKETING MUSTELA FRANCE
Karen Le Masson DIRECTRICE RSE DES LABORATOIRES EXPANSCIENCE & Sybille Foing DIRECTRICE MARKETING MUSTELA FRANCE
Pharmacien Manager. Pourquoi ne pas avoir profité de la communication autour de la Cop21 pour valoriser la démarche durable d’Expanscience ?
Karen Le Masson. Nous n’avons pas attendu la Cop21 pour mener une politique de RSE (responsabilité sociale de l’entreprise). Notre démarche a débuté en 2004 ! Et, en 2010, nous avons pris 7 engagements pour fin 2015, parmi lesquels l’écoconception de tous nos produits dermocosmétiques (Mustela, Noviderm…), la réduction de l’impact environnemental de notre médicament Piasclédine 300, la diminution de 20 % de nos consommations en gaz, eau et électricité par rapport à 2010 ou encore le développement des compétences de nos collaborateurs. C’est un programme à 360°, tellement vaste, qu’il est difficile à présenter au grand public. C’est un programme d’abord porté en interne : il a fallu former les équipes sur le sourcing responsable, les moyens de diminuer la pollution… Autant de contraintes qui amènent les gens à réfléchir différemment et à innover.
P.M. Pensez-vous atteindre les objectifs fixés ?
K.L.M. Soyons humbles ! Nous demandons la lune… et on ne réussira pas sur tous les points. Mais nous avançons. Ainsi, entre 2008 et 2011, nous avons réduit de 11 % nos gaz à effet de serre. Par ailleurs, nous avons mis en place des plans d’action de RSE sur l’achat et l’approvisionnement des végétaux entrant dans la composition de nos produits. Exemple ? Sur la filière Acacia, Expanscience a formé localement 36 femmes à l’agriculture biologique et 70 autres à la création de pépinières.
P.M. Pour une marque comme Mustela, comment se traduit cet engagement ?
Sybille Foing. Nous sommes attentifs à toutes les étapes du cycle de vie des produits. Nous maîtrisons le sourcing de l’avocat, notre ingrédient clé ; nous en connaissons les fournisseurs, nous achetons tout le fruit et non une seule partie. Pour assurer l’innocuité des formules, nous allons au-delà des obligations en testant 100 % de nos formules sur des épidermes reconstruits de peau de bébé. Cela nous coûte, mais ça fait partie de notre rôle d’expert. En moyenne, les produits Mustela contiennent 92 % d’ingrédients naturels. Tous les flacons de la marque sont recyclables, toutes nos formules moussantes sont biodégradables… Et nos entrepôts se situent à 800 m de notre usine de façon à limiter les déplacements.
P.M. Et la pharmacie durable, comment la voyez-vous ?
S.F. Le pharmacien doit être un relais de notre démarche durable. A quoi cela nous sert-il de fabriquer des PLV recyclables s’ils ne sont pas jetés au bon endroit ? Nous comptons aussi sur les équipes officinales pour sensibiliser au tri des déchets. Il est utile d’avoir deux poubelles dans les salles de bains, dont une pour les emballages en carton et plastique. Enfin, nous ne pouvons que conseiller aux officinaux de référencer des gammes « made in France ».
K.L.M. La pharmacie durable est une pharmacie citoyenne, impliquée dans la prévention et la santé environnementale. Ce sont les enjeux de différenciation et de fidélisation de demain.
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