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Vendez-vous à bon prix !
Comment estimer son premier salaire quand on n’a aucun repère ? Nos conseils pour bien négocier son entrée sur le marché de l’emploi.
Aborder les questions matérielles lorsque que l’on postule pour un premier emploi n’est pas une démarche facile. « Les jeunes candidats ne sont effectivement pas à l’aise avec l’aspect rémunération et préfèrent même ne pas en parler. C’est totalement anormal. Résultat, ils risquent de découvrir une proposition a posteriori, sur le papier », constate Pierre-Yves Battisti, directeur associé du cabinet Antenor. Timide ou pas, l’important est donc d’aborder la question de la rémunération le plus sereinement possible et en temps voulu.
Inutile de se précipiter lors du premier entretien ! Il faut avant tout se renseigner sur les salaires pratiqués par les entreprises. Les sites Internet et les rubriques emploi des laboratoires ou du LEEM représentent une mine d’informations. Sans oublier les journaux dédiés aux cadres (L’Expansion, Entreprises #amp; Carrières…) et le bouche-à-oreille. Les copains de la promotion précédente sont souvent de bons repères.
Rester crédible.
L’objectif est de pouvoir répondre en connaissance de cause à la question : « Quelles sont vos prétentions ? » Selon Pierre-Yves Battisti, mieux vaut engager le dialogue en avançant une fourchette de salaires et non un seul montant, en justifiant toujours les chiffres donnés (en fonction des pratiques courantes de l’industrie par exemple) : « Le principe est de proposer un ordre de grandeur objectif pour montrer au recruteur votre connaissance du marché. L’annonce d’un salaire décalé nuit à l’image et à la crédibilité du candidat ».
Autre scénario possible : l’aspect rémunération reste occulté au fil des entretiens et le candidat doit se jeter à l’eau. Rien n’empêche alors d’aborder le sujet de manière incitative en lançant : « J’imagine que le point sur la rémunération sera vu ultérieurement… » Seconde solution : la question indirecte à propos de la structure de rémunération et non de la rémunération à proprement dite. « C’est une manière de se renseigner sur la politique de rémunération de l’entreprise, c’est-à-dire sur l’existence d’intéressements, de primes ou de participation », informe Pierre-Yves Battisti. L’occasion aussi d’ouvrir le dialogue sur les critères définissant l’atteinte des objectifs. Ainsi la discussion ne tourne pas autour d’un seul chiffre mais de plusieurs composantes, permettant plus facilement les échanges et diminuant le stress des candidats. « La variabilité du salaire doit toujours être prise en compte même s’il est fixé d’avance. Dans cette éventualité, la personne concernée se doit de demander ce que recouvre la somme avancée », précise Pierre-Yves Battisti.
Ne pas se sous-évaluer.
Cependant, la négociation d’un premier salaire offre une marge de manoeuvre réduite. Pour autant, si la proposition ne convient pas et si le jeune diplômé peut justifier ses prétentions, la discussion est toujours possible, particulièrement en intérim. « Nous n’éliminons pas forcément les personnes dont les prétentions dépassent le salaire proposé. Nous privilégions le profil de candidat et, dans certains cas, l’employeur a revu à la hausse le montant de départ, confie Manuela Béchard, responsable de l’agence Pharm’Appel. Mieux vaut certainement se montrer trop gourmand plutôt que de se sous-évaluer. » Le risque ? Viser trop bas déprécie non seulement les capacités mais aussi l’intérêt du poste proposé. Et c’est souvent rédhibitoire.
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