Un personnel de jeunes à l’officine

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Publié le 14 mai 2011
Par Francois Pouzaud
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Qui travaille dans les officines ? Dans le cadre de ses moyennes professionnelles 2010, KPMG a réalisé un diagnostic social à partir d’un échantillon représentatif de 643 officines. Chaque officine a en moyenne 6,5 salariés. Ce premier indicateur est en baisse d’environ 4 % en 2010 (6,79 en 2009).

Dans le panel étudié, la féminisation gagne du terrain (88 % des effectifs), avec 493 hommes pour 3 684 femmes, et la pyramide des âges témoigne d’une forte représentation des salariés de moins de 35 ans, représentant plus de 43 % de l’effectif total. KPMG constate ensuite un léger creux de 35 à 45 ans, puis à nouveau davantage d’effectifs seniors. Globalement, les collaborateurs du titulaire sont majoritairement jeunes. Mais la jeunesse est surtout portée par l’effectif non-cadre, alors que la population des cadres (titulaires compris) est vieillissante (la moyenne d’âge des adjoints est de 39 ans). Sans surprise, il y a beaucoup de travail à temps partiel dans les officines.

Important turn over chez les adjoints

L’effectif moyen en équivalent temps plein est de 3,6 salariés par officine. Le temps d’emploi moyen est de 55 %, soit environ 20 heures par semaine. « Cette situation provient à la fois de la demande des salariés, des contraintes d’organisation avec de fortes amplitudes d’ouverture, et des raisons économiques, notamment pour les petites officines », explique Joël Vellozi, expert-comptable de KPMG. La stagnation des effectifs de moins de six ans d’ancienneté pointe les difficultés liées à la fidélisation.

Les pharmaciens adjoints affichent la plus faible ancienneté (deux ans) après les apprentis (un an). Le turn over des préparateurs et des rayonnistes conditionneurs est plus lent (six ans) tandis que les aides-préparateurs font figure de piliers (treize ans).

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