Trois centres de formation se mettent au bio

Réservé aux abonnés
Publié le 26 avril 2008
Mettre en favori

Les trois centres de formation des apprentis (CFA) d’Orléans, Bourges et Tours effectuent leur révolution verte. « Au départ, je voulais que les centres de formation servent d’exemple dans le cadre d’une gestion des ressources et des déchets », explique Laurent Haon, directeur des trois CFA.

Dorénavant, le tri sélectif est de rigueur dans les trois établissements avec des lampes qui sont munies d’ampoules basse consommation et des produits d’entretien labellisés bio. Ce n’est pas tout. Transports en commun et covoiturage sont encouragés, les repas sont bio et des affiches rappellent la nécessité d’économiser l’énergie. Au CFA d’Orléans, l’installation d’un chauffe-eau solaire et d’une cuve récupératrice des eaux de pluie à usage sanitaire est en cours.

Une nouvelle approche pédagogique

Les cours eux-mêmes se sont mis au bio puisque les préparations réalisées en travaux pratiques sont effectuées avec des poudres inertes. « Nous conservons ainsi la même efficacité pédagogique mais sans impact sur l’environnement », commente Laurent Haon. Les équipes pédagogiques et administratives des trois centres ont également eu l’idée de relire le référentiel de formation du BP de préparateur en pharmacie sous l’angle du développement durable. En outre, les cours de chimie et de toxicologie seront l’occasion de parler des produits polluants. La préservation de la biodiversité va être abordée en cours de microbiologie, de phytothérapie et de pharmacologie et la gestion des déchets sera traitée avec les dispositifs médicaux et les méfaits des parabens seront vus en galénique. « Il ne s’agit plus seulement de former un professionnel par l’acquisition de connaissances contenues dans un référentiel, commente Laurent Haon, mais de former un citoyen respectueux du développement durable et acteur de prévention sanitaire dans son exercice quotidien. » 350 apprentis vont tester cette nouvelle approche pédagogique.

Publicité