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Mastère superstar
Les études de pharmacie ne sont pour l’instant pas concernées par le nouveau cursus européen, baptisé « licence-mastère-doctorat ». Exception faite des DEA et des DESS qui deviennent respectivement des mastères recherche et professionnel.
Les trois quarts des facultés ont mis en oeuvre le licence-mastère-doctorat, constatait récemment François Fillon, ministre de l’Education nationale. Le quart restant est engagé dans le calendrier contractuel de 2005 et de 2006. » C’est la grosse nouveauté de la rentrée universitaire : la mise en place d’un nouveau cursus licence-mastère-doctorat ou LMD destiné à harmoniser les études au niveau européen, accroître la mobilité des étudiants à l’étranger et favoriser des passerelles entre formations.
Les études de santé ne sont pour l’instant pas concernées, en tout cas pas les six années qui constituent le cursus classique de l’étudiant en pharmacie.
Mais la question est à l’étude, notamment par la Commission pédagogique nationale. Le ministre de l’Education nationale déclarait lui-même, en octobre dernier devant la conférence des présidents d’université, qu’il avait décidé « d’ouvrir le chantier de l’application LMD aux formations du secteur de la santé » et qu’il allait « de soi qu’il [faudrait] tenir compte des caractéristiques particulières de ce secteur ».
Mentions obligatoires. Pour l’instant, la réforme s’applique aux formations complémentaires, DESS et DEA aboutissant à un doctorat de recherche, qui commencent à basculer à partir de cette année en mastères. Quant à la maîtrise des sciences biologiques et médicales (MSBM), nécessaire pour passer en DEA, elle est quelque peu transformée : les trois certificats sont supprimés et remplacés par des unités d’enseignements (UE, ex-UV).
Le niveau mastère correspond aux anciens DESS et DEA. Pour les DEA, on parle de « mastères recherche », et de « mastères professionnels » pour les DESS. La dénomination de ces nouveaux diplômes est très précise : ils comportent un nom de domaine, par exemple « mastère technologies, santé, société », qui désigne les grands domaines de formation proposés par chaque faculté. Le domaine se décline lui-même en une ou plusieurs « mentions » qui permettent d’identifier le thème majeur de la formation et, dans certains cas, d’une ou plusieurs « spécialités » qui précisent les compétences acquises par l’étudiant au cours de sa formation.
Dijon dispose ainsi de deux « mastères sciences, technologies, santé : mention qualité des aliments, spécialité contrôle de qualité des aliments et matières premières et mention biologie-santé, spécialité qualité du médicament et des produits de santé ».
Les mastères fonctionnent sur un système de crédits (ECTS, Système européen de transfert et d’accumulation de crédits) affectés à chaque UE. Le doctorat est accessible après un mastère recherche, ou par dérogation après un mastère professionnel.
Les anciens DEA et DESS pouvaient être réalisés en « partenariat » entre plusieurs facultés. Ainsi par exemple, l’ex-DEA de cristallographie, de Paris-V, devenu « mastère biologie, mention ingénierie structurale et fonctionnelle des biomolécules », était réalisé en cohabilitation avec l’université Louis-Pasteur de Strasbourg, l’université Joseph-Fournier de Grenoble, Paris-V et Paris-XI. Ce n’est plus tout à fait le cas avec les mastères car le nouveau système doit favoriser la collaboration entre établissements d’un même site universitaire ou de sites proches.
Toutes les facs n’ont pas basculé. Les vingt-quatre facultés de pharmacie n’ont pas toutes encore transformé tous leurs DEA et DESS en mastères. Paris-V a mis en place à la rentrée cinq mastères professionnels et quatre mastères recherche, mais il reste encore trois DEA cette année, précise-t-on au service scolarité.
Montpellier se prépare pour la rentrée 2005. Existe-t-il une date butoir ? « On parle de 2010-2012 mais il n’y a pas, à ma connaissance, d’échéance clairement définie, explique le responsable de la scolarité de la faculté de pharmacie de Lille. La mise en oeuvre du changement n’est pas évidente. Les DEA ou DESS actuels deviennent souvent des spécialités d’un mastère. Le DESS pharmacie galénique et industrielle a pour l’instant des difficultés à trouver un mastère de rattachement au sein de l’université Lille-II. Il faut que les formations soient suffisamment proches les unes des autres avec des enseignements communs et des spécialisations. »
Seul pour l’instant un DESS de la faculté lilloise a basculé, devenant la spécialité « politique des produits de santé » du mastère « sciences politiques ». Une fois définis, les mastères doivent encore obtenir l’habilitation du ministère de l’Education nationale pour être ouverts.
Selon les facultés, les mastères offrent des parcours de formation sur un an (M2) ou deux ans (M1, M2), comportant deux ou quatre semestres. Certaines facultés ont mis en place directement des M2 recherche ou professionnel. « A Clermont-Ferrand, les étudiants en pharmacie, médecine ou odontologie, qui auront validé leur 4e année, c’est-à-dire leur 2e cycle, auront l’équivalent du M1 et pourront entrer en M2 recherche ou professionnel, souligne Olivier Madesclaire, le doyen de la faculté. Mais pour notre école doctorale, nous avons précisé aux étudiants qui veulent faire de la recherche qu’ils devront valider deux unités d’enseignement de M1 de cinq crédits ECTS chacun et accomplir un stage de dix semaines. »
La faculté s’organise pour faciliter aux étudiants le passage de cette période transitoire. « Nous rencontrons les étudiants avec les équipes pédagogiques dès la troisième année pour réfléchir à leur futur cursus. »
Nouveaux diplômes 2004-2005
– Nancy
– DU « Communication interpersonnelle». Objectif : réfléchir à la communication avec le patient et entre professionnels de santé pour améliorer la prise en charge du patient. Pr E. Marchal-Heussler, tél. : 03 83 68 23 38.
– DU « Pharmacie oncologie ». Pr Astier, tél. : 03 63 68 23 09.
– Nantes
– DIU de droit médical, réalisé avec la faculté de médecine de Paris-XII.
Prs Alain Pineau et Christine Grapin, tél. : 02 40 41 28 63.
– Tours
– Le DU de cosmétologie est transformé en licence professionnelle de cosmétologie industrielle. Tél. : 02 47 36 71 42.
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