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Formation : le « J’accuse » des étudiants en santé
Depuis 3 semaines, les étudiants en santé, via leurs organisations syndicales dont l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF), alertent les pouvoirs publics et le grand public sur leur formation et leur santé mentale en ce contexte de crise sanitaire. La première semaine de mobilisation était consacrée à leur désillusion de la réforme d'entrée dans les études de santé avec la transmission de propositions au gouvernement, et la deuxième semaine sur la formation des étudiants en santé dans le cadre de la mobilisation pour lutter contre le Covid-19. La troisième a été centrée sur la santé mentale des étudiants en santé. Pour clore cette campagne de communication, les étudiants diffusent deux lettres ouvertes « Moi, étudiant en santé, j’accuse » et un rapport sur leurs nombreuses revendications concernant leurs études et la continuité pédagogique.
Les étudiants ne mâchent pas leurs mots. « J’accuse les politiques publiques du manque d’investissement criant dans notre formation de soignants de demain, altérant la qualité de notre enseignement et notre santé mentale », écrivent-ils. Ils mettent notamment en cause les conditions dans lesquelles se déroulent les stages, aggravées par le contexte hospitalier actuel : confrontation à des situations difficiles sans préparation et sans accompagnement, responsabilités croissantes en raison du manque de professionnels diplômés… « Aujourd’hui, moi étudiant en santé, je suis utilisé comme main d’œuvre bon marché au sein d’un cadre désastreux, au mépris de la loi. […] Le résultat est sans appel : épuisement physique et psychique, dépression, burn-out, dégoût complet de la profession », expliquent les étudiants.
La deuxième lettre ouverte est axée sur la santé mentale des étudiants en santé et le manque de moyens financiers et humains pour les aider et accompagner : « J’accuse pour briser le tabou qui règne autour de notre santé mentale. J’accuse pour dire stop à l’omerta qui règne à l’hôpital. J’accuse pour mettre fin au silence qui plane autour de notre souffrance ». Et de conclure : « Prenez soin de nous pour qu’on puisse prendre soin de vous ».
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