Cinq métiers pour une seule carte de professionnel de santé

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Publié le 28 novembre 2009
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La remise de l’étude sur la carte européenne de professionnel de santé (CEPS), le 18 novembre dernier, au Parlement européen à Bruxelles officialise sa création. « Le travail du groupe HPro’Card va permettre, dans les mois qui viennent, le développement progressif des cartes à puce dans les 27 Etats et dans les cinq professions que sont les médecins, les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes, les infirmiers et les pharmaciens », s’est félicitée Bernadette Vergnaud, parlementaire européenne.

Le projet HPro’Card aura grandi pendant quatre années. C’est en effet en septembre 2005 que le Journal officiel des Communautés européennes publiait la directive sur la reconnaissance des qualifications professionnelles. Une directive qui souhaitait faciliter la libre circulation des professionnels de santé, grâce notamment à la création de cartes professionnelles, tout en protégeant les patients.

Un pharmacien belge pourra bientôt lire le DP

La possibilité d’interroger directement une base de données actualisée en permanence, via la puce de la carte, éliminera d’office les non-diplômés ou les interdits, même temporaires, d’exercice.

Patrick Fortuit, membre de l’ordre des pharmaciens et coordinateur du projet HPro’Card, va désormais engager une nouvelle étape de développement de tous les aspects d’interopérabilité. « Bientôt, le pharmacien belge pourra lire le dossier pharmaceutique français et ce, en toute sécurité pour le patient… », explique-t-il.

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Bernadette Vergnaud a beaucoup insisté sur les apports de cette interopérabilité dont sera dotée la CEPS entre l’année 2010 et l’année 2011. Elle entend oeuvrer pour que la directive « Mobilité des patients » fasse référence à ce système. « Ce projet a peut-être encore plus de signification pour la sécurité des patients que pour la mobilité des professionnels. Il serait regrettable de devoir attendre la directive sur les professionnels de santé pour agir », conclut la parlementaire.