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Bon bagage !
Les étudiants européens sont trop casaniers. C’est ce que montre « Eurostudent 2005 », une étude menée dans onze pays de l’Union. Les freins, linguistiques et financiers, les empêchent encore trop souvent de suivre une partie de leur cursus à l’étranger.
Les étudiants espagnols ont la bougeotte ! Que ce soit pour s’inscrire dans une faculté étrangère, pour faire un stage ou prendre des cours de langues, ils sont 21 % à avoir déjà mis les pieds hors de leur pays dans le cadre de leurs études. Selon l’étude « Eurostudent 2005 »*, les plus voyageurs sont ensuite les Allemands (17 %), les Finlandais (16 %) et les Français (15 %). La proportion passe à 8 % en Irlande, au Portugal et en Lettonie.
Peu d’inscriptions en facs.
Mais si l’on ne regarde qu’un pourcentage, celui de ceux effectivement inscrits dans un cursus étranger, les résultats tombent : moins de 40 % des Allemands font le choix de ce type de séjour ; les taux les plus bas se situent en France, en Italie et au Portugal. Un quart seulement intègre un établissement étranger. Seule exception, les Hollandais, avec un taux de 50 %. La réforme licence-mastère-doctorat sera-t-elle un moteur ? C’est en tout cas l’objectif. Car le nouveau cursus, que les facultés intègrent peu à peu, met l’accent sur la semestrialisation des études mais aussi la possibilité de valider des UE (unités d’enseignement) suivies dans l’un ou l’autre des vingt-quatre pays de l’Union européenne.
Le niveau des étudiants en langues n’est pas étranger aux faibles taux d’inscription dans les facultés étrangères. « Plus les étudiants ont une maîtrise des langues étrangères écrite et parlée, plus grande est leur participation », soulignent les auteurs de l’étude. Bien sûr, dans la plupart des pays étudiés, la très grande majorité des étudiants (97 %) déclare connaître au moins une langue, l’anglais généralement, sauf au Portugal où ils ne sont que 65 % à l’avoir étudié.
Finlandais polyglottes.
Si l’on demande aux étudiants européens s’ils connaissent une deuxième langue voire une troisième, les résultats restent honorables. 92 % des Finlandais déclarent effectivement en connaître une seconde (le suédois) et 41 % une troisième (l’allemand). Trois quarts des Allemands ont aussi appris une seconde langue et 41 % une troisième. Chez les Français, 63 % disent connaître l’espagnol et 60 % y ajoutent l’allemand. Mais, tous pays confondus, le réel niveau de maîtrise est bien moins fort. Si 70 % affichent un « bon » à « très bon » niveau en anglais écrit et parlé en Allemagne et en Autriche, et 65 % au Portugal, le pourcentage est seulement de 26 % en Espagne et d’un peu plus d’un tiers en France (38 %).
Les filles sont plus aventureuses.
Selon l’étude « Eurostudent 2005 », « le pourcentage d’étudiants réellement multilingues [au moins deux langues, NdlR] est à un niveau très bas dans la plupart des pays participant à l’enquête ». 26 % des Français disent avoir un « bon » à « très bon » niveau dans deux langues étrangères, les Autrichiens ne sont plus que 18 % et les Allemands 19 %. En Europe du Sud, le résultat est contrasté : ils sont 29 % au Portugal et 4 % en Espagne. Le score chute même à 2 % en Italie.
Toujours selon l’étude, les étudiantes sont plus autonomes et plus voyageuses que les garçons. La féminisation est particulièrement forte au Royaume-Uni, en France, au Portugal, en Finlande et en Lettonie. Mais, à partir du mastère, les garçons sont mieux représentés dans la plupart des pays.
La plupart des étudiants ont un emploi.
La situation des étudiants influence également leur mobilité. Dans les pays d’Europe du Sud, un très fort pourcentage d’étudiants vivent avec leurs parents. Leur revenu est faible : 210 Euro(s) mensuels en Espagne et 250 Euro(s) au Portugal. « Ce mode de vie, comme le fait de dépendre d’un emploi, pousse les étudiants à rester immobiles, ce qui représente un sérieux obstacle aux études à l’étranger », selon « Eurostudent 2005 ». Car nombre d’entre eux travaillent : c’est le cas pour la quasi-totalité des Hollandais et pour 47 % des Français. Ils ont un revenu naturellement supérieur à ceux qui vivent chez leurs parents sans travailler, mais ils ne peuvent pour autant partir facilement.
En Europe, la mobilité est donc encore en partie un voeu pieux. « Les résultats de l’étude démontrent le besoin d’une action explicite au niveau européen », concluent les auteurs de l’étude.
* « Eurostudent 2005 », qui dresse un panorama des conditions de vie des étudiants, a recensé les données de onze pays sur les années 2002-2003 : l’Allemagne, l’Autriche, l’Espagne, l’Irlande, l’Italie, la Finlande, la France, la Lettonie, les Pays-Bas, le Portugal et le Royaume-Uni (Angleterre et pays de Galles).
LE ROYAUME-UNI, UNE DESTINATION COURUE
– Les étudiants européens ont une prédilection pour les séjours… en Europe. Et le Royaume-Uni remporte les suffrages. Rien d’étonnant puisque c’est la langue anglaise que les étudiants connaissent le mieux. Même pour un séjour hors de l’Union Européenne, c’est un pays anglo-saxon, les Etats-Unis, qui est plébiscité. Ils sont choisis notamment par 12 % des étudiants autrichiens et allemands. La France est 3e pour les Autrichiens (à 11,7 %), les Allemands (11,7 %) et les Portugais (10,9 %).
Des échanges 100 % pharmacie
– Le Student’s Exchange Program offre l’opportunité de découvrir comment la pharmacie est enseignée et pratiquée dans le monde entier. Ce programme, organisé par la Fédération internationale des étudiants en pharmacie (IPSF), fonctionne toute l’année mais les échanges (1 à 3 mois en moyenne) ont surtout lieu l’été. Selon les pays, les stages peuvent se dérouler dans une pharmacie d’officine ou hospitalière, dans la répartition, l’industrie, à l’université ou dans des agences de santé.
– Comment s’inscrire ? Il faut contacter par e-mail le responsable des relations internationales de l’ANEPF (studentexchange@anepf.org ou seofrance@anepf.org). Il vous informera notamment sur les différents pays participants et vous communiquera le lien Internet pour vous procurer le formulaire d’inscription.
Pour plus de détails, vous pouvez consulter le site de l’ANEPF (http://www.anepf.org, rubrique « International »). Pour l’année 2004-2005, il y avait 29 places disponibles. Les inscriptions pour l’année 2005-2006 ont débuté en septembre.
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