Vers une dématérialisation des vignettes
Les laboratoires Boiron avaient été autorisés par Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, à supprimer la vignette détachable figurant sur leurs médicaments homéopathiques remboursables. Cette information, qui figure dans le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) sur la suppression de la vignette (voir Le Moniteur n° 2947), a été confirmée par les laboratoires Boiron au Moniteur. « Nous avons obtenu cette autorisation en mai 2012, explique Muriel Lervoire, chef de produits homéopathie à non commun. Notre problématique est de pouvoir répondre à une exigence de traçabilité et de sécurité en mettant le Datamatrix sur nos produits. Or, nos conditionnements sont petits. Depuis 2011, nous réfléchissons à une solution pour ajouter le Datamatrix sans supprimer pour autant les autres mentions actuelles. »Le projet est donc de dématérialiser la vignette détachable afin de gagner de la place. D’où la demande de Boiron au ministère.
Un rapport qui sème le trouble
Concrètement, le code CNAM serait directement imprimé sur le conditionnement à côté du Datamatrix avec le CIP à 13 chiffres. Et le prix serait indiqué en clair. « Cela ne changera rien pour le pharmacien qui pourra continuer à passer la douchette sur le code-barres et à pouvoir télétransmettre les informations », précise Muriel Lervoire. Sur le plan industriel, la dématérialisation de la vignette ne pose aucun problème. « C’est une spécificité française. Nous avons des lignes de production pour imprimer un certain nombre de médicaments sans vignette », observe la chef de produits. Le projet devait être réalisé début 2013, avec la programmation de la suppression de la vignette. La notion de suppression du prix dans le rapport de l’IGAS jette cependant le trouble. « C’est une réflexion que doit mener la direction générale », conclut Muriel Lervoire.
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