Trois services sur leurs gardes

Réservé aux abonnés
Publié le 15 mars 2008
Mettre en favori

A quand un seul numéro de téléphone national qui permettra, où que l’on soit sur le territoire, de connaître le pharmacien de garde ? Pour l’instant, trois services se marchent sur les pieds.

La profession s’est engagée dans la voie d’une gestion informatisée et partagée des gardes en faisant appel à des prestataires extérieurs. Le système est en train de naître d’initiatives locales et le chemin vers un numéro unique est loin d’être acquis, notamment à cause de divisions syndicales.

Trois services sont actuellement opérationnels : SOS Gardes, Résogardes et Servigardes (voir encadré). Si tous trois ont développé et mis en ligne un outil de gestion avec des fonctions de base communes (diffusion en temps réel des gardes consultable en permanence sur le web ou par service vocal interactif, outils de gestion pour les officinaux, possibilité d’échanges des gardes…), des variables conséquentes demeurent : souplesse des fonctionnalités et des paramétrages, délais et modes de mise à jour, contenu des informations délivrées.

SOS Gardes a vu le jour en octobre 2006 dans la Loire. « Nous sommes des prestataires privés, explique son cofondateur Charles Rabiller. Nous proposons le service d’un moteur de recherche sur la base du code postal ou du nom d’une commune avec plan d’accès, accessible sur Sosgardes.fr ou par numéro national (0 825 70 15 15, 0,15 Euro(s)/min). » Il annonce pour le 1er mai le lancement d’un numéro à 4 chiffres au même prix.

Résogardes est une SA à capitaux de pharmaciens dont la création a été décidée en novembre 2006 par l’assemblée générale de la FSPF. L’une de ses originalités est de s’appuyer sur le numéro Audiotel à quatre chiffres, le 32 37 (0,34 Euro(s)/min) et d’offrir la possibilité d’un contre-appel.

Publicité

Chacun avance ses pions

Servigardes (Servigardes.fr et 0 825 74 20 30) est né de l’initiative de pharmaciens du Nord-Pas-de-Calais. La réalisation a été confiée à l’Agétip, spécialiste du tiers payant, pour le compte de six groupements qui sont ses actionnaires.

Aujourd’hui, chacun s’efforce de mailler le territoire. « Nous gérons déjà 7 départements et visons les 18 d’ici la fin de l’année et les 28 courant 2009 », explique Charles Rabiller. « Nous couvrirons plus de la moitié de la France », avance de son côté Michel Perrier, président du syndicat du Var et du conseil d’administration de Résogardes. Quand à Servigardes, il propose ses services à tout département « sensible aux capacités d’adaptation du système et au coût réduit pour le patient ».

Alors, demain, la guerre entre ces serveurs ? « Notre but n’est pas d’entrer en guerre. Que le meilleur gagne. Mais il faut offrir un choix réel et éclairé », juge Christian Courcelle, un des initiateurs de Servigardes.

28 départements équipés

SOS Gardes : Loire, Drôme, Ardèche, Isère, Allier et Puy-de-Dôme, Côte-d’Or (à partir du 21 mars) et Saône-et-Loire.

uRésogardes : Bouches-du-Rhône, Côtes-d’Armor, Finistère, Marne, Morbihan, Var, Vaucluse, Aude (partiellement). Couverture prochaine : Alpes-Maritimes, Creuse, Gard, Hérault, Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Pyrénées-Orientales, Vendée.

Servigardes : Pas-de-Calais, Nord.