© Télémédecine dans une pharmacie de Vendée - DR
Télémédecine : des vidéos pour inciter les professionnels de santé
Ce 3 septembre 2019, la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a remis les Trophées du concours « Parlez-nous télémédecine » afin de récompenser les meilleures vidéos sur le sujet. Une première avec une idée derrière la tête : inciter les professionnels de santé à s’investir dans ce nouvel outil. Sur les 35 vidéos reçues (à la surprise de la DGOS), 5 trophées ont été décernés ainsi qu’un « Coup de cœur » à des vidéos de témoignages de professionnels de santé (médecins, spécialistes, infirmiers, patients) sur l’usage et l’utilité de la télémédecine dans le cadre d’une procréation médicalement assistée, en néphrologie, au domicile de personnes âgées, pour le suivi des plaies chroniques, les patients dialysés à domicile, en EHPAD.
Avant la remise des prix, la DGOS avait organisé une table ronde sur le sujet avec un médecin généraliste, le docteur Michel Serin, une pharmacienne, Sophie Sergent (installée dans les Hauts-de-France), la responsable du département Innovation et santé de l’ARS Bretagne, Anne-Briac Bili, et un membre de France Assos Santé, Alain Laforêt.
Premier constat : la télémédecine est utile, et pas seulement dans les déserts médicaux. Deuxième constat : elle améliore la pratique des professionnels de santé et accélère la mise en œuvre des pratiques avancées au bénéficie des patients. Enfin, la télémédecine, loin de déshumaniser les relations entre patients et soignants, contribue à une plus grande proximité entre les différents acteurs et à une meilleure qualité de vie des patients. Reste à la mettre en place. « C’est un défi organisationnel pour les pharmaciens, car nous avons 80 % d’activité de soins non programmés, a néanmoins relevé Sophie Sergent. La téléconsultation nécessite d’avoir une salle et un médecin disponibles. » « La télémédecine n’est pas la panacée. Il faut avoir des consultations en présentiel, surtout la première fois », a observé Alain Laforêt. « Un des freins est le temps. Lorsque l’on connaît le patient, on gagne du temps. La téléconsultation doit être faite avec sa propre patientèle », a abondé Michel Serin, qui travaille sur le sujet avec une pharmacienne de la Nièvre. Pour Sophie Sergent, « la télémédecine n’est pas un objectif en soi, mais un moyen d’optimiser les pratiques pour être plus efficient au bénéfice du patient et de l’exercice coordonné ».
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