© Un patient sur son ipad - Pixabay
Malades chroniques : connectés mais pas trop
Alors qu’on ne cesse de parler du numérique dans la santé, quels sont les usages des patients ? Une étude exclusive « Impact des nouvelles technologies sur la santé et la qualité de vie des personnes vivant avec une maladie chronique », menée par le collectif (Im)Patients Chroniques & Associés, en partenariat avec la Chaire Réseaux Sociaux et Objets Connectés à Institut Mines-Télécom Business School, révèle que seuls 8,9 % des malades chroniques sont « hyperconnectés », c’est-à-dire utilisent à la fois Internet, des applications mobiles et des objets connectés. Les « hypoconnectés », ceux utilisant rarement Internet et pratiquement pas d’applications et d’objets connectés, sont 71,8 %. Quant aux « biconnectés » (utilisation fréquente des applications mobiles et internet, mais pas des objets connectés), ils représentent 19,3 % des répondants.
Pour les patients, Internet contribue le plus à améliorer leur vie avec la maladie chronique : meilleure compréhension du traitement pour 65 %, et du parcours de soins pour 63 %, sortie de l’isolement ou meilleur vécu de la maladie pour 60 %, renforcement du dialogue avec le médecin pour 53,1 %. L’étude démontre aussi que les personnes les plus connectées sont celles chez qui l’empowerment (ou autonomisation) est le plus développé : elles se décrivent ainsi comme des personnes plus actives dans les échanges et la prise de décision quant à leur traitement, en posant des questions à leur médecin et en partageant leurs opinions avec lui.
Quelle que soit leur connectivité, les patients perçoivent néanmoins les limites d’Internet : 75,8 % pensent qu’il est difficile de faire le tri pour choisir des informations fiables et 71 % estiment qu’Internet est susceptible d’induire des erreurs d’autodiagnostic. Pour 45 %, l’usage d’Internet peut avoir des conséquences négatives sur le plan émotionnel, avec un rappel trop important de la maladie dans la vie quotidienne et une augmentation de stress et d’anxiété.
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