Le RPPS, c’est parti pour de bon !
Après un accouchement difficile suspendu à l’accord de la CNIL donné il y a une semaine, le Répertoire partagé des professionnels de santé (RPPS) voit enfin le jour (voir Le Moniteur n° 2718). Les pharmaciens sont les premiers à alimenter la base de données. « Etablir un fichier fiable n’a pas été simple. Rien qu’entre le fichier Adeli et celui de l’Ordre, nous avons répertorié plus de 1 700 dates de naissance non concordantes », explique Marthe Wehrung, directrice du GIP-CPS. Médecins, sages-femmes et dentistes rejoindront le RPPS dans 3 à 6 mois. D’ici là, tous les pharmaciens inscrits à l’Ordre, plus ceux qui l’ont été ces 10 dernières années, recevront leur numéro. Pour les étudiants, ce sera en 2009. Cet identifiant remplace les numéros d’Ordre et Adeli, et restera le même durant toute la vie professionnelle. Il sera gravé sur les nouvelles cartes ordinales dès le 28 avril.
Les cotisations inchangées
Le RPPS comporte des renseignements évolutifs. Soit 90 items (état civil, diplômes, lieu d’exercice, blâmes éventuels…). Les données publiques (coordonnées) seront en ligne sur un site alors que les données privées faciliteront les échanges d’informations entre l’Ordre, la CNAM et le GIP-CPS. L’avantage ? Une simplification des démarches administratives gérées par un unique guichet : l’Ordre. « On n’aura plus besoin de se présenter à la DDASS ni de produire de pièces justificatives auprès de la CPAM ou du GIP-CPS. L’Ordre gérera aussi les licences d’exploitation », informe Patrick Fortuit, président du comité de pilotage. Le RPPS s’inscrit dans un projet de carte d’identité professionnelle européenne. Les cartes ordinale et CPS fusionneront en 2009. Le coût de l’opération devrait être supporté par la CNAM et l’Etat. Pas d’inquiétude, donc, au sujet de la cotisation ordinale.
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