La visite à distance, un nouveau métier
La visite médicale à distance (e-detailing) connaît un essor de 10 % par an. Certains laboratoires l’utilisent en complément de la visite médicale traditionnelle, d’autres misent complètement sur cette nouvelle forme d’information produit.
Au confluent des nouvelles technologies et de la visite médicale traditionnelle émergent des visiteurs médicaux d’un nouveau genre, qui se consacrent à la visite médicale à distance.
Jérôme Stevens, directeur général de Directmedica, n’aime pas parler de plate-forme, encore moins de call center. Pourtant, sa société emploie 20 personnes en CDI à temps complet, qui – virtuellement – font de l’information produits auprès de médecins.
Là où en moyenne un visiteur médical sur le terrain voit entre cinq et sept médecins par jour, les VM de Directmedica effectuent douze visites.
Certes, Jérôme Stevens reconnaît un inconvénient à la version à distance de la visite médicale : « Elle ne repose que sur l’aide de visite. Le médecin perd le contact informel avec son VM ! ». Le contact humain, les non-dits, l’occasion d’un échange pour un médecin souvent isolé, stressé ne figure plus au programme. « Dans un contexte de formalisation de la promotion du médicament, la visite à distance a l’avantage de permettre une traçabilité absolue de l’échange médecin/VM. L’enregistrement des supports présentés au médecin sur Internet permet de confirmer que tout l’ADV a été présenté et de quantifier le temps passé sur chaque partie de l’ADV », décrit Jérôme Stevens qui précise l’importance de telles preuves dans le contexte de scandales médicaux actuel. Ces données de traçabilité remontent au laboratoire. Jérôme Stevens ajoute que la visite médicale à distance ne s’adresse plus seulement aux prescripteurs isolés géographiquement et que les pharmaciens peuvent en bénéficier.
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