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Des données de santé centralisées
La sortie du nouvel iPhone 6 a secoué la planète web. Apple compte bien révolutionner le monde de la santé avec sa nouvelle version iOS8, téléchargeable gratuitement sur les iPhone, iPad et iTouch, et qui comprend une application santé. Elle affiche un tableau de bord des données de santé et de forme physique du patient qui a téléchargé l’application. Surtout, elle comprend un nouvel outil, HealthKit, qui peut centraliser toutes les informations des applications liées à la forme et à la santé de l’internaute, qu’il s’agisse de fréquence cardiaque, de calories brûlées, de glycémie ou de cholestérolémie. « La nouvelle application santé réunit toutes les données au même endroit, accessible d’un toucher, et donne un point de vue clair et actualisé sur votre état de santé », présente Apple.
Protection des données personnelles
Il est également possible de créer une carte d’urgence avec les informations essentielles (groupe sanguin, allergies…), accessible depuis l’écran de verrouillage. Pour préserver ces données personnelles, Apple précise toutefois que l’internaute choisit quelles informations il souhaite partager, en autorisant par exemple son application nutrition à indiquer ses calories consommées chaque jour à ses autres applications de forme. Toutes les données de l’app santé peuvent être sauvegardées sur iCloud. Les éditeurs d’application ne sont d’ailleurs pas autorisés à vendre ces informations à d’éventuels annonceurs.
APPLICATIONS SANTÉ : AVIS D’EXPERTS
Rémy Teston* : « C’est un marché que doivent investir les pharmaciens »
« La création de plates-formes de santé est un marché naissant. Avant Apple, Samsung avait lancé un bracelet connecté, Sali, dont les informations sont centralisées sur une plate-forme avec d’autres données issues d’objets connectés. Google a, lui aussi, créé sa plate-forme de santé Googlefit. Ces nouveaux outils vont démocratiser l’utilisation des applications santé. Mais ce n’est pas, à mon sens, un marché de masse si l’on en croit les études qui montrent que les patients se lassent au bout de quelques semaines des traqueurs d’activité. C’est un marché que doivent investir les pharmaciens. Ils sont seuls légitimes pour commercialiser ces objets connectés de santé car le conseil est indispensable ».
Pierre Desmarais* : « Cette appli ne peut pas servir de base à l’adaptation d’un traitement »
« Cette application, comme d’autres qui permettent de centraliser, voire de transmettre ses propres données de santé, devrait être accueillie très favorablement par les patients. Mais elle pose un problème de fiabilité. Comment les professionnels de santé pourront-ils s’assurer que ces données, déclaratives, ont été correctement prises et sont fiables ? Le pharmacien doit s’abstenir de s’en servir dans ses missions de diagnostic. Cette application peut constituer un outil de soutien à condition que le pharmacien puisse vérifier, lors d’un entretien, les données prises par le patient. Mais elle ne doit en aucun cas remplacer un entretien et ne peut pas servir de base, par exemple, à l’adaptation d’un traitement.
* Fondateur du blog buzz-esanté.com
* Avocat spécialiste en droit de l’e-santé.
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