Les laboratoires ont encore de beaux jours devant eux

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Publié le 19 juin 2010
Par Magali Clausener
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Les prix des médicaments, innovants ou pas, vont continuer à baisser drastiquement. » C’est l’une des conclusions de l’étude prospective sur l’évolution du secteur pharmaceutique mondial, à l’horizon 2014, réalisée par Smart Pharma Consulting, cabinet de conseil en stratégie et management. Si l’hôpital et les soins ambulatoires constituent les deux premiers postes de dépenses de santé dans les pays développés, loin devant les médicaments, il est cependant plus facile d’agir sur les prix de ces produits. D’autant que, comme l’observe Jean-Michel Peny, président de Smart Pharma Consulting, une telle mesure est « loin d’être impopulaire ». Et de souligner que les payeurs ne vont pas « se priver de mettre à contribution les laboratoires pharmaceutiques pour ralentir la croissance des dépenses de santé ».

Un marché potentiel gigantesque

Pour autant, l’industrie pharmaceutique ne sera pas perdante. C’est le second enseignement de l’étude. La rentabilité du secteur (la deuxième après l’industrie pétrolière) explique d’ailleurs pourquoi les laboratoires éprouvent des difficultés à « défendre leurs prérogatives ». Leurs résultats moyens sur le plan mondial n’ont jamais été aussi bons depuis cinq ans (+ 4 ?% de rentabilité entre 2004 et 2009) et « le marché potentiel non encore correctement couvert est gigantesque ».

A l’horizon 2014, le marché des produits de prescription innovants assurera 61 % de la croissance mondiale et devrait être encore le segment le plus profitable. Les laboratoires n’ont donc pas intérêt à l’abandonner. « Il apparaît clairement que l’industrie pharmaceutique a encore de beaux jours devant elle, car les besoins pharmaceutiques à l’échelle mondiale sont incommensurables », conclut l’étude.

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