Le marché du médicament en perte de vitesse

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Publié le 18 juin 2011 | modifié le 19 août 2025
Par Magali Clausener
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La croissance du marché du médicament remboursable en 2010 a largement ralenti. Selon le rapport de la commission des comptes de la Sécurité sociale de juin 2011, elle s’établit à + 0,5 % (avant correction de l’effet des grands conditionnements), contre + 2,2 % en 2009. « Cette baisse est en grande partie liée aux mesures de la politique du médicament, tant au regard de la maîtrise des volumes que des baisses de prix. » En 2010, 944 millions de boîtes vendues appartiennent au Répertoire, soit 36,5 % du marché remboursable en ville (+ 4,3 % par rapport à 2009).

En volume, le taux de pénétration des génériques augmente de 1,3 point par rapport à 2009 et représente 67,7 % du nombre de boîtes vendues.

Pour autant, les ventes de génériques accusent une diminution de 3,1 points par rapport à 2008. En CA hors taxes, le marché des génériques représente 2,6 milliards d’euros, soit 54,3 % du répertoire (contre 49,2 % en 2009 et 57,2 % en 2008).

Une croissance due aux traitements onéreux

En fait, le chiffre d’affaires croît en 2010 grâce aux « traitements lourds et onéreux ». Cinq classes y contribuent particulièrement : les antidiabétiques (+ 115,6 M€) ; les immuno– suppresseurs, notamment Humira ; les produits ophtalmologiques dont Lucentis (+ 53,7 M€ sur un total de 66,7 M€ pour cette classe) ; les psycholeptiques, antiépileptiques et psychoanaleptiques (+ 90 M€). En revanche, plusieurs médicaments ont un effet inverse sur la croissance. Il s’agit notamment des anti-thrombotiques avec la générication du clopidogrel (Plavix), des inhibiteurs de la pompe à protons, des antihypertenseurs et des antibiotiques.

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