Hygiène : le marché en quête de naturalité

Hygiène : le marché en quête de naturalité

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Publié le 20 octobre 2017
Par Stéphanie Bérard
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Le marché de l’hygiène bébé n’est pas au meilleur de sa forme. Selon le magazine LSA, les couches regressent de 5,1 % en volume et les produits d’hygiène et de soin de 2,4 % en cumul annuel mobile au 27 août 2017. Ce repli est constaté en GMS, mais également dans les officines, qui voient ce marché diminuer de 3,5 % en valeur et de 2,6 % en volume. 

Comment expliquer ce manque de forme? Principale raison invoquée : la baisse du nombre de naissances, puisque 2016 a vu naître 15 000 bébés en moins par rapport à l’année précédente.

Un autre motif semble poindre : l’inquiétude des jeunes mères sur la composition des produits, alimentée par les mises en cause récurrentes des substances indésirables. Elles deviennent, par conséquent, particulièrement adeptes des produits naturels. D’où le retour en force du liniment. « En pharmacie, les deux marques qui progressent le plus sont celles qui ont lancé des liniments« , affirme Sybille Foing, directrice marketing France de Mustela dans un entretien accordé au Moniteur des pharmacies le 28 septembre dernier. La marque capte 37 % de parts du marché, suivi par Bepenthen (14 %), Mitosyl (11,6 %) et Gifrer (7,5 %).  » Depuis janvier 2016, nous avons constaté que les mères ont réduit leur consommation de cosmétiques. D’ailleurs, seulement 30 % des français font confiance à l’industrie beauté, alors que 60 % accordent leurs confiance aux marques qui utilisent des ingrédients naturels « , renchérit Sybille Foing.

Pour inciter les jeunes parents à hydrater la peau des bébés, Mustela lance une gamme pour peaux très sensibles en mettant en avant la composition des produits à 98 % d’origine naturelle. De même, la marque lance un baume pectoral avec 97 % d’ingrédients naturels. 

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