© Automédication, études de marché, médicaments, OTC, médication familiale, Xerfi, homéopathie, substituts nicotiniques, hors prescription - LK
Automédication : le marché pourrait progresser avec le déremboursement de l’homéopathie
Selon une étude de Xerfi (institut d’études économique) « Le marché de l’automédication à l’horizon 2022 », diffusée ce 24 mai 2019, la vente des médicaments OTC sera en berne en 2019 et 2020. Déjà, le marché est en peine depuis 2008 : en 10 ans, il n’a progressé que de + 1,7 %. Selon l’étude, plusieurs éléments contribuent au faible développement de l’automédication en France :
– « historiquement, les patients ne sont pas familiarisés au financement de leurs dépenses de santé et le sentiment de gratuité des médicaments prédomine ;
– depuis la loi sur le libre accès des médicaments OTC en 2008, aucune volonté politique en faveur de l’automédication ne s’est manifestée […] ;
– l’image des médicaments accessibles sans ordonnances pâtit ces dernières années de campagnes anti-automédication menées par des médias spécialisés et des associations de consommateurs (efficacité, dangerosité de certaines substances actives comme la pseudo-éphédrine, etc.) ;
– la concurrence des produits de médecine alternative dont l’aromathérapie, les compléments alimentaires ou encore les références sous le statut de dispositifs médicaux ne cesse de croître ».
Et les perspectives ne sont pas très bonnes. Dans l’étude, deux scénarios sont étudiés. Dans le premier, l’homéopathie n’est pas déremboursée et le marché de l’automédication enregistrera une nouvelle année de baisse en 2019 (- 2,0 % selon les prévisions de Xerfi). La cause de cette involution : le remboursement des substituts nicotiniques. En revanche, dans l’hypothèse d’un déremboursement total de l’homéopathie, avec une application possible dès septembre 2019, « le marché de l’automédication progressera, par la suite, de 1,5 % en 2019 et de 3,0 % en 2020 ». L’étude souligne cependant que le segment de l’homéopathie subirait « un recul des volumes de vente suite au report des patients vers des alternatives remboursables, à l’impact du signal « négatif » sur l’efficacité de l’homéopathie, à une hausse des prix consécutive au changement de taux de TVA (de 2,1 % à 10 %) et aux stratégies des laboratoires pour limiter l’érosion des volumes de vente sur le chiffre d’affaires, etc. ».
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