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Trois questions à Sylviane Falque, présidente d’Estée Lauder France
Fin 2008, le groupe Estée Lauder annonçait l’arrêt de la commercialisation de la marque Origins en pharmacie. Sylvaine Falque, présidente du groupe en France, revient sur les motifs de cette décision et ses conséquences pour les pharmaciens.
Il y a 3 ans, Estée Lauder implantait Origins en officine. Quels étaient vos objectifs ?
Avec des produits à base de plantes, la marque Origins avait besoin d’être accompagnée par un vrai conseil, afin d’ expliquer aux patientes les propriétés antioxydantes ou faire tester les textures et parfums. Le circuit officinal nous semblait donc particulièrement adapté pour implanter la marque. En deux ans, 161 officines avaient référencé Origins. Nous voulions développer la marque dans 800 à 1 000 pharmacies.
L’arrêt brutal de la commercialisation d’Origins signifie-t-il que vous n’avez pas atteint vos objectifs ?
Nous étions en deçà de nos objectifs pour la marque en France. Mais cette décision est surtout liée à la situation économique du groupe Estée Lauder dans le monde, qui demande aux marques une obligation de résultats et de performances. La conjoncture a conduit le groupe à faire des choix. Nous avons donc décidé de renforcer la marque aux Etats-Unis, où elle connaît un grand succès. Or, en France, elle était en phase de décollage. Pour atteindre nos objectifs, il aurait fallu investir de l’argent pendant quelques années pour bien installer Origins dans le circuit officinal. Aujourd’hui, la marque a besoin de se renforcer sur les marchés clés et le groupe en France doit investir derrière ses marques fortes. L’investissement nécessaire pour lancer Origins en pharmacie est donc impossible.
En pratique, comment cela va-t-il se passer pour les pharmaciens?
Nous voulons donner aux pharmaciens le temps de travailler la marque pendant quelques mois et de se transférer vers une autre marque s’ils le souhaitent. Les pharmaciens auront donc la possibilité de commander des produits Origins jusqu’en mai-juin 2009. Mais, pour ceux qui le souhaitent, nous pourrons aussi leur racheter leur stock au prix où ils l’ont payé.
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