Les laboratoires craignent les coûts autant que les contrefaçons

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Publié le 12 septembre 2009
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Pris en étau entre les faussaires et le législateur, les fabricants allemands refusent pourtant la proposition de ce dernier d’étendre les codes barres à tous les médicaments. 20 à 22 milliards d’euros, soit 120 000 euros par ligne de production, c’est ce qu’entraînerait l’application à toutes les spécialités pharmaceutiques d’un code barre permettant leur traçabilité. Fin 2008, la commission européenne avait rendu public son projet d’apposer à tous les médicaments remboursés – particulièrement les produits innovants – une protection contre les contrefaçons.

Surcoût de 10 milliards

Mais le gouvernement allemand veut aller plus loin. Il a déposé une proposition visant à généraliser les codes barres à l’ensemble des médicaments, OTC compris. A sa décharge, l’Allemagne, où la vente de médicament par Internet est légale depuis cinq ans et demi, est particulièrement exposée aux contrefaçons. Des pratiques dont les conséquences financières ont été estimées par la Commission européenne pour l’ensemble de l’Europe, entre 9,5 et 11,6 milliards d’euros d’ici à 2020. Pourtant, les fabricants allemands et notamment leur fédération la BAH (Bundesverband der Arzneimittel-Hersteller) se défendent becs et ongles contre l’initiative de Berlin. « Si le gouvernement allemand venait à obtenir gain de cause à Bruxelles, cela majorerait les surcoûts de 10 milliards d’euros », met en garde Hermann Kortland, directeur de la BAH.

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