Les fabricants visent le coeur

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Publié le 1 mars 2009
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Le marché européen des aliments présentés comme bons pour le coeur devrait presque quadrupler d’ici 2014 pour atteindre 2 milliards de dollars contre 545 millions en 2008, selon une étude du cabinet Frost & Sullivan. Ce marché se développe « en raison de la croissance du secteur des alicaments », laquelle résulte « d’un engouement des consommateurs du monde entier pour la forme physique ». « L’importante couverture médiatique a fait évoluer le niveau de sensibilisation des consommateurs aux désastres causés par les maladies cardiovasculaires ainsi qu’aux conséquences néfastes de l’obésité », ajoutent les auteurs de l’étude. Elle a ainsi fait croître l’intérêt porté aux produits alimentaires à faible teneur en matières grasses et bénéfiques pour le coeur. Le marché a un fort potentiel dans des pays comme la France en raison de « niveaux de consommation relativement faibles en comparaison avec les taux de prévalence » des problèmes cardiaques. La réglementation européenne restreint pour le moment l’utilisation des allégations santé pour vendre des produits alimentaires et en interdit notamment la mention sur les étiquetages. Mais Frost & Sullivan rappelle que les fabricants, avec l’aide d’associations d’industriels, militent auprès de Bruxelles pour que cette pratique soit autorisée comme c’est déjà le cas aux Etats-Unis. Les fabricants européens ont soumis leur dossier à l’Autorité européenne de sécurité des aliments en vue de l’utilisation d’allégations santé pour leurs aliments, en s’appuyant davantage sur des données et recherches scientifiques pour confirmer les effets des aliments sur le coeur humain.

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