Laboratoires Servier : une croissance à deux chiffres

© Servier, Biogaran, chiffre d’affaires, biosimilaires, génériques - andackazar/iStock

Laboratoires Servier : une croissance à deux chiffres

Publié le 20 février 2020
Par Magali Clausener
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Ce 20 janvier 2020, le groupe Servier a présenté ses résultats financiers. Le chiffre d’affaires du groupe, qui s’élève à 4,615 milliards d’euros pour l’exercice 2018-19, progresse de +10,5 %. Les princeps représentent 70 % du CA consolidé et les génériques 30 %. Servier réalise 53 % de son CA en cardiologie, 14 % dans le métabolisme, en particulier le diabète, et 13 % en oncologie. C’est d’ailleurs dans ce dernier champ thérapeutique que le groupe investit en R&D mais aussi par des acquisitions de médicaments déjà mis sur le marché. La croissance enregistrée en oncologie (+120 %) est également due au développement des biosimilaires.

Sur le plan géographique, 22 % du CA est réalisé en France et 78 % à l’international dont 28 % dans l’Union européenne hors France, 21 % en Asie et Océanie et 11 % dans les Amériques. Sur le marché français, les ventes de princeps ne représentent que 3 % du total. Cette faible part est due selon Olivier Laureau, président de Servier, aux baisses de prix continues. C’est donc Biogaran qui tire les marrons du feu dans l’Hexagone avec un CA de 874 millions d’euros. De fait, le laboratoire a lancé 59 médicaments en 2018/2019. Ses ventes de biosimilaires ont également augmenté de +42 %, principalement à l’hôpital. Désormais, les biosimilaires constituent 11,8 % du CA de Biogaran. Interrogé par Le Moniteur des pharmacies sur l’abrogation du droit des pharmaciens d’officine de substituer des biosimilaires, le président de Servier s’est montré prudent et a répondu que le Gemme (association des génériqueurs), dont Biogaran fait partie, travaillait pour que les pharmaciens aient la possibilité de substituer à l’instar de ce qui se passe dans la plupart des pays européens.

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