Industrie : Le Leem veut regagner la confiance des Français

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Publié le 15 janvier 2005
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Il était difficile au syndicat de l’industrie pharmaceutique, à l’occasion de la présentation de ses voeux pour 2005, de ne pas évoquer les récentes mises en cause de laboratoires. « Nous sommes dans un climat de perte de confiance. Personne n’y a intérêt, a souligné d’emblée Pierre Le Sourd, président du Leem, car cela risque d’altérer la capacité de recherche et d’avoir un impact sur notre développement et sur les emplois. »

Alors faut-il retirer immédiatement les produits quand des effets indésirables sont suspectés ? Pierre Le Sourd estime que « les experts ne sont pas toujours d’accord sur les décisions prises, même quand il s’est agi du retrait des produits. Il faut que lors de l’établissement du plan de développement d’un médicament, les laboratoires prévoient les zones de risques et établissent des stratégies de réaction. » Pour diminuer le risque, il n’est pas souhaitable, selon Pierre Le Sourd, de prolonger la durée de développement des produits, en tout cas sans revoir la durée de protection des brevets. Selon lui, la tendance des autorités de santé est plutôt « à l’accélération du processus de mise sur le marché, notamment pour les produits innovants, des études post-AMM devant compléter les données qui n’ont pu être vérifiées ». Pour le LEEM, cela reste la meilleure des solutions. Avec la pharmacovigilance.

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