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Compléments alimentaires : Les laboratoires Physcience changent de mains
Deux ans seulement après avoir été rachetés par un fond d’investissement britannique, Physcience change encore de mains. Le numéro 4 du marché français des compléments alimentaires (25 MEuro(s) de CA en 2005 sur un marché de 500 millions), est aujourd’hui la propriété de Hervé Davin, le tout nouveau directeur général, et Jean Saint-Cricq, épaulés par d’autres investisseurs. Ils connaissent bien l’univers de la pharmacie puisque le premier est passé par Pierre Fabre et Chéfaro avant de diriger pendant 3 ans Oméga Pharma. Le second a notamment créé le groupe Médipole (Pharmygiène, Clément Thékan…).
Une alternative au soja…
Riche de ses produits phares (Pectiligne, Water Pill, Sojyam…), mais en panne de croissance, Physcience va intensifier sa présence à l’export (15 % de son CA) et envisage des acquisitions. Mais la priorité, c’est le lancement de nouveaux produits. Et tout d’abord PhytOrigin’, une nouvelle alternative « phyto-ménopause » qui contient la première association brevetée « lin + sauge ». Il faut dire que le soja n’a plus autant le vent en poupe qu’en 2003 et 2004 (+ 30 % de progression par an des ventes de compléments alimentaires à base de soja, contre – 20 % en 2005).
Physcience vise donc les femmes de plus de 45 ans qui se méfient du soja et celles qui ne prennent rien alors qu’elles ont déjà des signes de préménopause (selon un sondage TNS/Sofres/Physcience, seules 32 % des femmes gênées utilisent des produits THS ou compléments alimentaires). Le lin contient des lignages qui ont une action phytoestrogène documentée scientifiquement. Quant à la sauge, l’équipe Physcience met en avant sa potentialisation des effets des lignages sur les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, mais aussi son action bénéfique sur les fonctions cognitives et mnésiques et le stress.
Le laboratoire lance également un Soyjam enrichi en vitamines et minéraux destiné à celles qui ne sont encore que peu incommodées par la pré- ou la ménopause. Ainsi que deux déclinaisons de Ménodraine, «Rétention d’eau » et «Remodelant ventre #amp; bras ». La première est destinée aux femmes ménopausées qui se plaignent de « gonfler » (trois femmes sur quatre selon Physcience). Le second mise sur l’action « insuline like » de son complexe pour lutter contre le surpoids « tronculaire ».
« Mais avant de convaincre les clients, nous devons d’abord convaincre les pharmaciens », indique Hervé Davin, qui constate que l’offre pléthorique de compléments alimentaires rend les officinaux de plus en plus vigilants. Pour les rassurer, Physcience s’appuie sur une charte d’éthique garantissant naturalité, innocuité, efficacité et preuves scientifiques.
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