« Certains officinaux ne veulent plus rester indépendants »

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Publié le 18 avril 2009
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Suite aux révélations du site allemand Pharma Ad Hoc sur les promesses de vente de leurs officines par des pharmaciens au répartiteur Celesio (voir Le Moniteur n° 2674), Rainer Berghausen, porte-parole de Celesio, a déclaré : « Ces révélations n’apportent aucun élément nouveau. » Il fait, en effet, allusion aux activités de la filiale Inten, spécialisée depuis 5 ans dans les transactions d’officines. Sauf que, désormais, les contrats de vente comprennent cette fameuse clause dans le cas où la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) lèverait l’interdiction de propriété à des non-pharmaciens. « Il y a des pharmaciens qui ne désirent plus rester indépendants. Ils souhaiteraient vendre à des tiers et devenir salariés d’un grand groupe », conclut Rainer Berghausen. Au passage, la CJCE pourrait livrer sa décision sur les cas allemand et italien le 19 mai prochain.

200 pharmaciens seraient déjà volontaires

Fritz Oesterle, patron de Celesio, a lui même ébauché les contours de ce nouveau secteur d’activités lors de la présentation du bilan annuel du groupe le 26 mars dernier. « Nous savons ce que veulent les pharmaciens et, selon ce leitmotiv, nos structures sont à même de proposer en toute transparence aux officinaux une solution d’avenir qui leur apporte la sécurité dont ils ont besoin », a-t-il annoncé. Selon lui, plus de 200 officinaux, à la tête d’officines de toutes tailles, auraient déjà approché d’eux-mêmes Celesio. Le patron de Celesio ne s’est pas caché de vouloir ouvrir une nouvelle brèche. Et si la CJCE décide de suivre l’avis de l’avocat général, Yves Bot ? Qu’à cela ne tienne. « Cela signifie juste que nous ne pourrons pas tirer profit tout de suite de l’une des opportunités du futur et que nous n’aurons pas 30 à 50 pharmacies de plus dans notre giron en année 1 », a expliqué le P-DG, avec un flegme tout… britannique.

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