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« L’officinal est devenu un prescripteur »
D’accord pour soutenir les marques, à condition qu’elles s’intéressent vraiment aux pharmaciens et qu’elles le montrent. Tel est le message, en substance, du Collectif des groupements.
Il est impressionnant de voir comment les laboratoires réagissent quand on commence à toucher à leur pré carré, mais ceux-ci ne doivent pas faire l’amalgame, souligne Gilles Brault-Scaillet, président du Collectif des groupements. L’intention des pharmaciens n’est pas de tuer les marques de grande notoriété, ce serait suicidaire ! Cependant, les laboratoires doivent comprendre que les pharmaciens sont dans une logique absolue de s’engager à fond dans la substitution et que les règles du jeu ont changé. Pendant des années, les laboratoires de princeps ne se sont pas intéressés à nous parce que nous étions considérés comme des prescrits situés en bout de chaîne. Maintenant le pharmacien est devenu un prescripteur et le deviendra de plus en plus dans le cadre de son rôle d’acteur économique de santé. Cette nouvelle donne les dérange. »
Libre choix et conseil.
S’adressant plus particulièrement aux laboratoires de médication familiale, il rappelle que le médicament familial est soumis aux lois du marché et de la concurrence, que le pharmacien a le libre choix de sa politique d’achat et qu’il doit, pour l’économie de son entreprise, « refuser tout mode de pensée unique ». « Face à une plainte et une demande d’automédication du patient, le pharmacien conseille et vend le produit qu’il a envie », rappelle Gilles Brault-Scaillet. Pour lui, un générique de vente libre fait partie des « produits conseil », cette famille qui, par opposition aux médicaments grand public, est composée de produits peu connus, sans publicité, mais soutenus par le conseil du pharmacien.
« Le problème actuel des laboratoires de grandes marques, c’est celui de conserver un équilibre entre leurs parts de marché et celles des produits conseil. A charge pour eux, maintenant, de développer des partenariats avec les pharmaciens faisant en sorte qu’ils soient plus intéressés à vendre leurs produits. » Mais jusqu’ici, ces laboratoires se sont refusés à donner davantage de remises aux pharmaciens au motif que leurs produits sont prévendus grâce à leurs investissements publicitaires. « A conditions égales, il est bien sûr plus intéressant de soutenir les marques leaders, admet Gilles Brault-Scaillet. Par contre, si les laboratoires font la mauvaise tête, nous nous tournerons vers d’autres marques, y compris des génériques, pour développer la médication familiale. »
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