HOMÉOPATHIE : Fusion des laboratoires Boiron et Dolisos

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Publié le 10 juillet 2004
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Voilà plus de quinze ans que, régulièrement, courrait la rumeur d’une fusion entre Boiron, le leader de l’homéopathie, avec son challenger Dolisos. C’est presque chose faite. Christian Boiron et Pierre Fabre, les deux dirigeants des laboratoires, en accord avec les principaux actionnaires, ont annoncé le 24 juin le lancement d’un processus de fusion qui devrait s’achever avant la fin de l’année après avoir été soumis aux comités d’entreprise et avoir reçu l’aval du ministre de l’Economie, des Finances, et de l’Industrie.

Avant tout, Pierre Fabre assurera la recapitalisation de sa filiale à hauteur de 36 millions d’euros afin de combler le déficit des fonds propres qui s’élevait à 34,3 millions d’euros en 2003. Par la suite, les actionnaires actuels de Boiron et de Dolisos devraient détenir respectivement, à l’issue de cette fusion, 84,85 % et 15,15 % du nouveau capital.

Cette transaction permet au groupe Pierre Fabre de se délester d’un poids qui pesait de plus en plus lourd sur son économie. Acquise en 1998 auprès de Limagrain, cette filiale homéopathique n’était jamais parvenue à combler ses pertes.

En absorbant son concurrent, Boiron réalisera également de substantielles économies puisque, selon les propos tenus par un syndicaliste au journal Les Echos, la guerre des remises et des services consentis aux pharmaciens avait un coût annuel de 26 millions d’euros pour les deux groupes. Une fois la transaction conclue, Boiron contrôlera 95 % du marché français de l’homéopathie.

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