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Giphar lance ses grands dossiers
La question est de savoir comment on va dessiner l’officine de demain », s’interrogent Jean-Michel Cloppet, président du Giphar, et Philippe Becht, délégué général. Afin de constituer une base solide pour définir ce nouveau modèle, le groupement, qui fête cette année son 45e anniversaire, lance « Les grands dossiers de la pharmacie ».
Le guide d’une soixantaine de pages que Giphar publie est le premier des trois tomes consacrés à l’officine (le deuxième devrait paraître fin septembre). Il sera envoyé aux 1 300 pharmaciens adhérents du Giphar et à ceux qui en feront la demande sur le site Internet. Le guide débute par « 12 idées fortes pour l’avenir ». On y lit ainsi que Giphar croit à l’avenir des regroupements « incontournables pour continuer d’exister ». Inéluctable également, « des officines moins nombreuses mais plus grandes ». Quant au pharmacien, il a « un grand avenir devant lui, mais il sera collectif et non individuel ». Le guide dresse ensuite un état des lieux complet sur l’économie de l’officine, puis laisse la parole à sept représentants de la profession, et plus largement de la santé et de la grande distribution. « Il nous semblait important de prendre un peu de temps et de recul pour poser les bases d’une réflexion qui dépasse la conjoncture actuelle », explique Jean-Michel Cloppet.
Sept personnalités s’expriment
Pour Hervé Gisserot, président du Leem, « approfondir le rôle des officines en en faisant des “postes avancés” de médecine est une idée intéressante qui mérite d’être creusée ». Il préconise aussi le regroupement dans un contexte de surdensité des officines. Le patron de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France Philippe Gaertner défend, lui, « l’apport de la télémédecine […] à condition de bien en définir les modalités et les limites. La mise en place pourrait se faire dans une officine ». De son côté, Joaquim Fausto Ferreira, président d’Alliance Healthcare France, mise sur la technologie pour faire entrer le dépistage à l’officine. Son réseau étudie d’ailleurs « plusieurs outils qui permettent de repérer des personnes à risques ». Et les mutuelles, quel rôle peuvent-elles jouer ? Etienne Caniard, président de la Mutualité française, annonce qu’une réflexion est en cours pour proposer « un cadre plus global d’offre de services […] s’appuyant sur le pharmacien comme acteur des soins de premier recours ».
En revanche, Alain Bazot, président d’UFC-Que Choisir, se montre réservé sur « les activités de dépistage réalisées par les pharmaciens », dans la mesure où le dépistage est souvent controversé, mais milite pour « une plus grande concurrence pour les produits d’automédication ». Et quid de la vente sur Internet ? Laurent Alexandre, fondateur du site Doctissimo, est persuadé qu’à « moyen terme il va être quasiment impossible de résister au rouleur compresseur de l’e-commerce » et que « le monopole des officines cédera un jour ». Une libéralisation attendue de pied ferme par Serge Papin, P-DG de Système U : « Si un jour la grande distribution est autorisée à vendre certains produits de pharmacie nous pourrons développer ce marché ». A bon entendeur…
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