Un marché « quasiment stabilisé »

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Publié le 8 septembre 2012
Par Magali Clausener
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Dans un rapport, le CEPS note une quasi-stabilité du marché des médicaments. Seul l’effet « structure » tire la croissance, ainsi que les génériques.

Dans son rapport d’activité 2011, le CEPS (Comité économique des produits de santé) dresse le bilan du marché du médicament délivré en ville et à l’hôpital. En ce qui concerne les officines, les ventes de médicament en PFHT n’ont progressé que de 0,3 % en 2011 par rapport à 2010. Cette stabilité est due à la baisse des prix et à la faible diminution du nombre de boîtes vendues, bien que « l’effet structure [structure des ventes] reste prépondérant » en 2011, comme durant la dernière décennie. En effet, de 2000 à 2011, l’effet « prix » en cumul est de – 19 % et l’effet « boîte » de – 1,4 %. « Le seul moteur de la croissance des ventes de médicaments en officine au cours de la dernière décennie est donc la déformation [sic] de la structure des ventes des médicaments les moins coûteux vers les médicaments les plus coûteux ».

Des marges de distribution stables

Quant au prix fabricant hors taxes, il est passé de 7,54 € en 2010 à 7,58 € en 2011 et le prix public TTC de 10,53 € à 10,58 €. Les marges de distribution sont restées identiques entre les deux années (2,78 € par boîte de médicament remboursable) et atteignent le même niveau qu’en 2008, après une légère baisse en 2009 (2,76 €). Les ventes des génériques « représentent plus d’un tiers des boîtes de médicaments vendues et plus d’un quart du chiffre d’affaires en PFHT réalisé en officine de ville en 2011 ». Elles se sont élevées en 2011 à 2,7 milliards d’euros (en PFHT) et ont augmenté de 3,2 % par rapport à 2010.

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