Pharmaciens et fabricants peinent à appliquer la loi sur le médicament
Avant que l’Amnog, la nouvelle loi sur le médicament n’entre en vigueur il y a tout juste deux ans, l’Allemagne était un eldorado pour l’industrie pharmaceutique qui fixait elle-même le prix du médicament. Depuis, les fabricants sont obligés de négocier avec les caisses d’assurance maladie le prix de vente des nouveaux produits en fonction de leur service médical rendu. En théorie. Dans les faits, il apparaît que les pharmaciens continuent de facturer à leur ancien prix les douze principes actifs* qui ont fait l’objet de négociations entre janvier et décembre 2012.
Un intérêt à ne pas appliquer les prix
Les pharmaciens justifient leur pratique – tout comme les grossistes et les fabricants – par des difficultés informatiques rendant impossible l’utilisation d’un nouveau logiciel. La GKV-Spitzenverband, fédération des caisses d’assurance maladie du régime général, ne peut s’empêcher de remarquer que l’ensemble de ces acteurs ont tout intérêt à retarder la régularisation des prix. « D’autant que le prix allemand sert de référence à la fixation du prix dans de nombreux autres pays », remarque Ann Marini, porte-parole de la GKV-Spitzenverband. Elle attend cependant le 1er février prochain.
A cette date ultimatum fixée par le législateur, la fédération de l’industrie pharmaceutique ainsi que cinq autres fédérations de fabricants s’engagent à pratiquer les nouveaux tarifs et à rembourser les caisses du trop-plein perçu depuis les négociations.
* Ticagrélor, acétate d’abiratérone, apixaban, tafamidis méglumine, pirfénidone, fingolimod, éribuline, télaprévir, cabazitaxel, régadénoson, bocéprévir et bromfénac
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