Parlez « prix » aux clients, ils vous répondent « conseils »

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Publié le 3 mai 2008
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U ne politique agressive des prix ne constitue pas forcément un élément déterminant pour le développement de l’officine. » Etonnant, non ? Il s’agit d’un élément d’analyse de l’étude de Qualipharm menée en février 2008 auprès de 500 résidents du Grand Est. Cette enquête met en évidence les critères pris en compte par les clients en matière de choix d’une officine. Verdict : ils la choisissent sans surprise en majorité en fonction de l’accessibilité. Ce critère de choix primordial est suivi par le degré de conseils apportés par les pharmaciens. Quant au critère prix, qui arrive en troisième position, il n’est quasiment jamais retenu pour choisir une pharmacie plutôt qu’une autre.

Les clients attendent plus de conseils OTC

A tel point que les deux tiers de la clientèle interrogée déclarent «ne jamais ou très rarement regarder les prix en pharmacie ». En revanche, 55 % considèrent qu’un minimum de questions devrait être systématiquement posées au comptoir. Et c’est là que le bât blesse. Car l’étude montre que les personnes interrogées ont un besoin de conseils plus étoffés pour les médicaments sans ordonnance, alors qu’en pratique les pharmaciens sont plus prolixes et vigilants lors de la délivrance d’une ordonnance.

Bilan : seuls 26,5 % demandent à leur pharmacien qu’il les renseigne sur d’éventuels effets secondaires (contre 45,3 % auprès des médecins), 28,5 % (versus 56,5 %) pour éviter des interactions médicamenteuses et 32,3 % (versus 57,3%) quand ils ressentent le besoin de conseils sur la façon de prendre correctement leurs médicaments.

Peut mieux faire, non ?

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