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Publié le 16 février 2008
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Il va falloir jouer serré. Non seulement les Auclerc, Lechan, Interfour et autres Carremouth en veulent à nos médicaments de prescription facultative – il n’y a qu’à lire les déclarations faites cette semaine au Moniteur par la Fédération du commerce et de la distribution -, mais d’autres menaces, plus diffuses celles-là, pèsent aussi sur le médicament de prescription. Cette fois, ce sont les laboratoires qui, sous couvert d’aide à l’observance et d’information des malades, pourraient venir jouer les apprentis sorciers. La semaine dernière, Roselyne Bachelot annonçait son souhait de faire évoluer rapidement la réglementation pour permettre aux labos de financer des « programmes d’aide à l’observance ». Une fois qu’ils seront autorisés à entrer directement en contact avec leurs « clients » par courriel, téléphone ou SMS, voire en leur rendant visite à domicile, quelle place restera-t-il pour les professionnels de santé, en particulier le pharmacien ? A moins, on peut toujours rêver, que ce financement permette de mettre sur pied des programmes les associant pleinement. Presque au même moment, la Commission européenne proposait d’autoriser la publicité directe pour des médicaments vendus sur ordonnance ! A ce train-là, les pharmaciens n’auront bientôt plus besoin d’ouvrir la bouche…

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