Merci l’infomercial
Il va falloir jouer serré. Non seulement les Auclerc, Lechan, Interfour et autres Carremouth en veulent à nos médicaments de prescription facultative – il n’y a qu’à lire les déclarations faites cette semaine au Moniteur par la Fédération du commerce et de la distribution -, mais d’autres menaces, plus diffuses celles-là, pèsent aussi sur le médicament de prescription. Cette fois, ce sont les laboratoires qui, sous couvert d’aide à l’observance et d’information des malades, pourraient venir jouer les apprentis sorciers. La semaine dernière, Roselyne Bachelot annonçait son souhait de faire évoluer rapidement la réglementation pour permettre aux labos de financer des « programmes d’aide à l’observance ». Une fois qu’ils seront autorisés à entrer directement en contact avec leurs « clients » par courriel, téléphone ou SMS, voire en leur rendant visite à domicile, quelle place restera-t-il pour les professionnels de santé, en particulier le pharmacien ? A moins, on peut toujours rêver, que ce financement permette de mettre sur pied des programmes les associant pleinement. Presque au même moment, la Commission européenne proposait d’autoriser la publicité directe pour des médicaments vendus sur ordonnance ! A ce train-là, les pharmaciens n’auront bientôt plus besoin d’ouvrir la bouche…
- Pharma espagnole : 9 milliards d’investissements et une réforme en vue
- Réforme de la facture électronique, mode d’emploi
- Mon espace santé : un guide pour maîtriser l’accès et la consultation
- Fraude à la e-CPS : l’alerte discrète mais ferme de l’Agence du numérique en santé
- Pharmacie de Trémuson : une officine bretonne pionnière en RSE et qualité
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis
