Génériques : Baisses de prix : ça coince au niveau du revignetage

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Publié le 4 mars 2006
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Si les pharmaciens disposent de délais illimités pour écouler leurs stocks de génériques aux anciens prix, les génériqueurs avaient théoriquement jusqu’au 15 février dernier pour revigneter leurs stocks et appliquer les baisses de prix de 15 % sur leurs produits et de 19 % pour ceux sans TFR inscrits depuis plus de 24 mois au Répertoire.

Pour Philippe Ranty, président du GEMME (association qui regroupe les génériqueurs), la date butoir donnée par le Comité économique des produits de santé (CEPS) était techniquement impossible à respecter sur le plan industriel. « On ne peut pas revigneter 50 à 60 millions de boîtes en l’espace de trois semaines ! », s’exclame-t-il, en regrettant l’absence d’accord conventionnel sur l’écoulement des stocks aux anciens prix. En outre, le coût de cette opération n’est pas négligeable et se chiffre entre 10 à 12 centimes d’euro par boîte revignetée. Mais le Ceps ne leur a guère laissé le choix.

Plutôt que d’engager de grandes manoeuvres industrielles, plus coûteuses, Philippe Ranty aurait préféré que les laboratoires de génériques s’acquittent d’une taxe correspondant à une économie identique pour l’assurance maladie et puissent, en contrepartie, bénéficier de l’écoulement illimité.

Le Ceps n’a pas encore réagi, mais il n’est pas exclu que les génériqueurs soient sanctionnés pour ce retard.

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