Des plantes décidément bien irritantes
La nouvelle version du projet de décret relatif à la vente au public des plantes médicinales inscrites à la Pharmacopée ne satisfait toujours pas le Conseil national de l’Ordre, peut-on lire dans Les Nouvelles pharmaceutiques du 22 novembre.
L’affaire, visant ni plus ni moins à libéraliser la vente des plantes médicinales via la modification de deux articles du Code de la santé publique, remonte à 2005. L’Ordre avait à cette époque demandé des ajustements et a été suivi… sur la forme mais pas trop sur le fond. En l’état actuel des choses, le projet autorise la vente de 147 plantes inscrites à la Pharmacopée (sur 326 inscrites sur la liste A) par d’autres personnes que les pharmaciens.
L’Ordre écrit au ministre
Autre point de divergence, l’Ordre fait remarquer que, parmi les parties de plantes utilisées, toutes ne sont pas forcément d’un usage alimentaire traditionnel en France et, dès lors, peuvent même présenter un risque potentiel. Le président Jean Parrot s’est donc fendu d’un courrier à Roselyne Bachelot, rappelant en substance que « la vente en pharmacie impose des garanties de qualité du produit et du contrôle de la dispensation qui ne sont pas assurées par les magasins non contraints au respect des règles pharmaceutiques ».
- Pharma espagnole : 9 milliards d’investissements et une réforme en vue
- Réforme de la facture électronique, mode d’emploi
- Mon espace santé : un guide pour maîtriser l’accès et la consultation
- Fraude à la e-CPS : l’alerte discrète mais ferme de l’Agence du numérique en santé
- Pharmacie de Trémuson : une officine bretonne pionnière en RSE et qualité
- Comptoir officinal : optimiser l’espace sans sacrifier la relation patient
- Reishi, shiitaké, maitaké : la poussée des champignons médicinaux
- Budget de la sécu 2026 : quelles mesures concernent les pharmaciens ?
- Cancers féminins : des voies de traitements prometteuses
- Vitamine A Blache 15 000 UI/g : un remplaçant pour Vitamine A Dulcis
