Allemagne : Neuf personnes sur dix continuent d’acheter des produits déremboursés

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Publié le 14 octobre 2006
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Quel est le comportement de la population vis-à-vis de produits déremboursés ? Une enquête allemande* montre que le public ne les délaisse pas, loin de là.

Le terrain d’étude est particulièrement intéressant outre-Rhin puisque, de réformes en économies drastiques, les citoyens allemands paient de plus en plus les soins de leur poche et ont vu la plupart des médicaments à prescription non obligatoire déremboursés.

Certes, 12 % ne prennent plus ces produits, mais un tiers continuent de les acheter de leur propre initiative, un quart le font sur ordonnance, et 30 % sur le conseil oral du médecin. Un quart des Allemands va désormais directement chez son médecin s’il se pense malade, contre 34 % six mois plus tôt (avant le dernier train de réformes) et 46 % en 2003. Il faut dire que les politiques allemands ont introduit un reste à charge pour chaque consultation.

Face à une pathologie mineure, un quart déclare ne rien faire, 13 % consulter un médecin, 9 % un pharmacien, 15 % décident de s’automédiquer et… 39 % font appel à des remèdes non médicaux… A cet égard, si plus d’un tiers prend régulièrement des compléments alimentaires, 45 % ne croient en la prise de tels produits que si un médecin, un pharmacien ou un nutritionniste les y engage.

Bref, sous la pression des réformes du système de soins, nos voisins allemands sont en train d’acquérir une culture de l’automédication et de « l’autosoin ». Cela étant, le montant mensuel moyen dépensé en automédication a chuté en un an de 12 % à 8,40 euros.

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* Etude réalisée sur 1 500 adultes allemands par la société Psychonomics