A la sauce interactive

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Publié le 1 avril 2009
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Pour tous les acteurs distribuant en pharmacie, les actions de communication se résument au seul point de vente. Les médias grand public ? Un problème de rentabilité se pose pour tous les intervenants. Le hic ? La distribution nationale des marques pharmaceutiques n’est pas assez élevée pour pouvoir tirer profit d’une publicité : près de 1 500 points de vente pour Kot et Milical ; 1 000 pour Protidiet et Protifast. Pourquoi faire la promotion d’un produit que les consommateurs ne trouvent pas forcément près de chez eux ? Ainsi, Milical, qui a tenté une campagne radio l’année dernière pour son programme 3.2.2, ne réitérera pas l’opération. Même le budget publicitaire des géants de la grande distribution (Gerlinéa et Gayelord Hauser) reste light. « L’investissement publicitaire, toutes marques de diététique minceur confondues, est inférieur à celui de Spécial K », indique Jean-Loup Allain, secrétaire général du Syndicat de la diététique minceur.

La marque du groupe Kellogg’s s’affiche et a fait de son site Internet une véritable vitrine consacrée à la minceur et à la santé. Avec son forum, sa communauté de consommatrices et son coaching sportif, le but est de valoriser l’image de produits… qui sont pourtant riches en sucres.

Plus que jamais, les spécialistes de la diététique peaufinent eux aussi leur portail en ligne. Ils le savent : leurs clientes sont avant tout des internautes.

Gerlinéa frappe particulièrement fort en faisant dialoguer une diététicienne avec la consommatrice de façon à établir un bilan personnalisé en temps réel. Jouer la proximité avec sa cible, c’est aussi l’objectif de Micro-Régime qui a recruté des « testeurs » via Doctissimo.fr. Aujourd’hui, les heureux élus racontent « leur vie avec Micro-Régime » sur des vidéos diffusées sur le site de la marque. Parce qu’un résultat concret vaut mieux que des promesses.

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