Tarif de référence : Les simulations du CREDES

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Publié le 12 octobre 2002
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Coût des prescriptions selon le mode de fixation du tarif de référence

Avec la remise au goût du jour du tarif de référence, le CREDES vient d’exhumer une étude de 2000 simulant sa mise en place sur les dépenses d’antidépresseurs et d’antihypertenseurs. Premier scénario étudié : les complémentaires ne couvrent pas le surcoût pour le patient et les industriels baissent leurs prix. Les économies varient de 6 % à 39 % selon la méthode utilisée : moyenne des prix pondérée par les prescriptions, « méthode hollandaise » (calcul de moyennes de prix non pondérées), ou fixation du tarif par rapport au prix minimum (voir graphique). Mais, dans les groupes de médicaments dont les prix sont homogènes, les gains sont faibles quelle que soit la méthode utilisée. Dans ce premier scénario, les économies réalisées sont supportées par l’industrie.

Deuxième cas de figure : les complémentaires prennent en charge le différentiel prix/tarif de responsabilité. Avec un tarif fondé sur le prix minimal, la part de prise en charge des antidépresseurs passe alors de 71 à 43 % pour la Sécurité sociale, de 26 à 50 % (de 518 à 945 MEuro(s)) pour les complémentaires et de 2 à 6 % (50 à 128 MEuro(s)) pour les patients.

Autre exemple : la prise en charge des diurétiques thiazidiques, dont les prix sont très hétérogènes, reposerait à 82 % sur les complémentaires et à 12 % sur les patients. Reste l’hypothèse non étudiée car trop variée : la prise en charge inégale des dépassements selon les complémentaires. Jean-François Mattéi devra composer avec ces dernières

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