Envie d’ouverture ?

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Publié le 12 juin 2004
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Etes-vous favorable à l’ouverture du capital des pharmacies à des non-pharmaciens ?

– Les adjoints se méfient du « grand capital ». Et, semble-t-il, de plus en plus puisque les opposés à l’ouverture du capital à des non-pharmaciens sont passés en quatre ans de 75 % à 82 %, et ceux qui se disent opposés à l’idée de travailler dans une chaîne de 63 % à 68,28 %. Les opposants à la constitution de chaînes de pharmacies sont encore plus nombreux, même si une petite proportion irait quand même y travailler tout en en réprouvant le principe. Reste que près d’un tiers des adjoints sont donc prêts à travailler dans une chaîne : une proportion qui reste importante.

Etes-vous favorable à la création de chaînes de pharmacies ?

Sous-tend-elle l’idée que cela relancerait l’intérêt de leur métier : plus de moyens, plus de responsabilités, plus d’avantages ? Peut-être ont-ils conscience du fait que l’ouverture du capital hors de la profession pourrait porter

un coup définitif à l’idée d’y associer massivement des adjoints. Or, rappelons que les répondants à notre questionnaire souhaitent majoritairement s’installer, et surtout en association (voir p. 32). Il est vrai que malgré les apparences, l’ensemble des analyses liées à la loi MURCEF, à propos de laquelle on associe très souvent l’idée de chaîne, font finalement assez peu de cas de l’intégration des jeunes dans le capital des officines.

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Témoignage

« Au vu de leurs réactions et de leurs comportements, certains titulaires sont aptes à faire fuir… 100 % d’une promotion ! Pour en avoir parlé au comptoir avec une infirmière, voilà sa réaction : « Bientôt, ce sera comme à l’hôpital, ils n’auront plus personne. » »

Judith, remplaçante en Gironde