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En Allemagne, une pharmacie sur dix est une succursale
Depuis 2004, tout officinal allemand est autorisé à détenir, en plus de sa pharmacie principale, jusqu’à trois autres succursales. Une parade à la poussée des chaînes sur le marché. La loi est stricte. Seuls les pharmaciens peuvent détenir le capital de ces « minichaînes » et chaque succursale doit être placée sous la responsabilité d’un pharmacien salarié. Dire qu’il en résulte une concentration du marché serait exagéré. Pourtant, alors que le nombre de pharmacies a peu évolué en quatre ans (de 21 392 en 2004 à 21 570 en 2007), le nombre de filiales a quadruplé au rythme de 500 nouvelles par an pour atteindre 2 356 fin 2007, soit une pharmacie sur dix. A nombre légèrement supérieur de pharmacies, ils sont aujourd’hui 19 214 titulaires contre 21 305 en 2003 !
Une affaire de famille
Le phénomène tend cependant à se ralentir. Peu ont exploité au maximum les opportunités de la loi : seuls 76 pharmaciens détiennent trois filiales, 262 ont choisi d’en ouvrir deux et 1604 se contentent d’une seule succursale. Ce dernier chiffre montre combien l’engouement pour les succursales reste limité. Davantage qu’un nouveau modèle de gestion, elles sont souvent le résultat d’arrangements familiaux, les titulaires employant un parent.
Car si les succursales peuvent bénéficier de synergies (conditions d’achat, mise en commun de moyens informatiques et de personnel), elles nécessitent un capital de départ égal à celui d’une pharmacie mère et l’embauche d’un pharmacien gérant, rétribué au-dessus des conventions collectives, avec primes, intéressement au résultat et avantages en nature. Des contraintes qui surviennent alors que le bénéfice net par officine ne cesse de baisser : moins 8 % en 2007 à 73 000 Û.
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