Un bilan des CAPI nuancé pour l’officine

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Publié le 25 septembre 2010
Par Francois Pouzaud
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Sur les 5 355 médecins généralistes sous Contrat d’amélioration des pratiques individuelles (CAPI) examinés à la loupe depuis un an, deux tiers ont réalisé 45 % des objectifs fixés sur trois ans, ce qui leur donne droit à une rémunération allant de 3 100 € en moyenne jusqu’à 5 168 € pour les plus performants. Tel est le bilan dressé par Frédéric Van Roekeghem, directeur de la CNAMTS, le 16 septembre dernier. A ce jour, il y a 14 800 signataires sur les 43 000 médecins éligibles au CAPI. Les résultats les plus probants ont été obtenus sur le suivi des pathologies chroniques. Ainsi, 12 000 patients diabétiques ont été mieux suivis sur l’année 2009. Les risques d’iatrogénie médicamenteuse pour les personnes âgées ont régressé, suite à la baisse des prescriptions de vasodilatateurs (– 2 points) et de benzodiazépines à demi-vie longue (– 1 point) chez elles.

Des effets positifs et négatifs pour l’officine

Effet positif des CAPI pour l’officine : 7 000 personnes supplémentaires ont été vaccinées contre la grippe. En revanche, l’optimisation des prescriptions avec la hiérarchisation des traitements ciblés fait du tort au chiffre d’affaires. La progression d’aspirine à faible dose par rapport à l’ensemble des antiagrégants plaquettaires a augmenté de 1,4 point (81,2 % des prescriptions) et le recours aux IEC plutôt qu’aux sartans progresse de 1,3 point alors qu’il recule de 0,5 point chez les non-signataires.

Enfin, les médecins « capistes » ont augmenté leurs prescriptions dans le répertoire des IPP (+ 18,9 points) et des antihypertenseurs (+ 11,9 points), et stabilisé celles d’antibiotiques et de statines, alors qu’elles baissent chez les non-signataires (– 3 points sur les statines).

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