Une trithérapie contre l’hépatite C à l’hôpital

Réservé aux abonnés
Publié le 10 septembre 2011 | modifié le 18 août 2025
Par Géraldine Galan
Mettre en favori

Victrelis est le nom commercial de la première antiprotéase (bocéprévir) à obtenir une AMM en France dans le traitement de l’hépatite C chronique. Cette spécialité du laboratoire MSD n’est pour l’heure disponible qu’à l’hôpital. Elle est indiquée en association avec le peginterféron (IFN) alpha et la ribavirine chez les patients naïfs ou en échec de traitement. Le bocéprévir est réservé aux adultes atteints du VHC de génotype I, lequel représente 60 % des cas en France. Le taux de guérison pour ce génotype est d’environ 40 % sous bithérapie traditionnelle (IFN + ribavirine) alors qu’il est de plus de 80 % pour les génotypes 2 et 3.

Deux à trois fois plus de guérison

Cette première trithérapie multiplie le taux de guérison par près de 2 chez les patients naïfs et près de 3 chez les patients en échec de traitement. Bien que le nombre d’anémies soit augmenté sous trithérapie par rapport à la bithérapie, l’antiviral a l’avantage de ne pas ajouter de nouveaux effets indésirables à ceux déjà connus sous bithérapie. Il est en revanche impliqué dans de nombreuses interactions médicamenteuses. La trithérapie est toujours précédée de 4 semaines de bithérapie afin d’évaluer la réponse virologique à l’IFN. La posologie recommandée pour Victrelis est de quatre gélules de 200 mg trois fois par jour pendant 24 à 44 semaines selon la réponse virologique et le profil du patient. En France, une autre antiprotéase du même type, le télaprévir (Incivo, de Janssen-Cilag), est disponible en autorisation temporaire d’utilisation.

Publicité