Une nanothérapie au service de la radiothérapie

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Publié le 24 septembre 2011 | modifié le 18 août 2025
Par Véronique Pungier
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L’augmentation des doses d’irradiation au sein d’une tumeur sans léser les tissus sains environnants est une problématique majeure limitant le recours à la radiothérapie. Celle-ci pourrait bien être résolue grâce à une nanothérapie. Il s’agit d’injecter dans la masse tumorale une solution de nanoparticules, baptisées NBTXR3, constituées de cristaux d’oxyde de hafnium. Ces particules sont inertes ; chez l’animal, elles n’engendrent pas de toxicité. Elles ont une grande affinité pour les cellules malignes dans lesquelles elles s’accumulent rapidement. L’application de radiations ionisantes (dose standard) après leur injection, et pendant plusieurs jours, entraîne la libération d’une quantité importante d’électrons à l’origine de radicaux libres qui détruisent les cellules cancéreuses. Cette nanothérapie mise au point par Nanobiotix vise à améliorer la destruction locale d’une tumeur avant son ablation chirurgicale. Le premier essai clinique chez l’homme vient d’être autorisé : le NBTXR3 va d’abord être testé à l’institut Gustave-Roussy de Villejuif chez 27 patients atteints d’un sarcome des tissus mous des membres, en attendant son étude dans le cancer de la prostate, le glioblastome et le cancer du foie. Les premiers résultats cliniques sont attendus d’ici la fin 2012.

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