L’AVIS DU PHARMACOLOGUEDenis Richard, hôpital Laborit (Poitiers)

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Publié le 12 novembre 2011
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Xeroquel LP : un plus chez le bipolaire déprimé

• Schizophrénie : dans le traitement des épisodes aigus, 3 études versus placebo d’une durée de 6 semaines discordent : la quétiapine est plus active que le placebo dans l’une, d’une efficacité équivalente dans la deuxième, d’une supériorité liée à la dose (600 mg/j) dans la dernière. Dans la prévention des rechutes, Xeroquel LP est supérieur au placebo dans une étude non poursuivie à l’issue d’une analyse intermédiaire montrant des résultats favorables.

• Maladie bipolaire : treize études quétiapine versus placebo du dossier de transparence concluent que :

– l’activité de la quétiapine est supérieure à celle d’un placebo en monothérapie dans le traitement des épisodes maniaques. Son association à un thymorégulateur n’apporte rien par rapport au thymorégulateur seul ;

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– dans le traitement aigu des épisodes dépressifs, son action est supérieure à celle du placebo après 8 semaines ;

– dans la prévention des récidives après stabilisation par quétiapine, son administration en monothérapie est plus efficace que le placebo. Chez des patients préalablement stabilisés sous quétiapine + thymorégulateur, cette association a une activité supérieure au thymorégulateur seul ;

• Traitement adjuvant des épisodes dépressifs majeurs : deux études montrent une efficacité à 6 semaines supérieure à celle du placebo chez des sujets n’ayant pas suffisamment répondu à une monothérapie.

Ces études montrent que la quétiapine ne constitue qu’un nouveau traitement de la schizophrénie ou des épisodes maniaques chez le sujet bipolaire. Il s’agit en revanche d’un traitement de première ligne des épisodes dépressifs majeurs dans les troubles bipolaires.

L’AVIS DE LA HAS

• Service médical rendu (SMR) important dans la schizophrénie et dans les troubles bipolaires pour les épisodes maniaques et les épisodes dépressifs majeurs (SMR insuffisant dans les autres indications).

• Amélioration modeste du service médical rendu (IV) dans les épisodes dépressifs majeurs du patient bipolaire. ASMR V dans la schizophrénie et les épisodes maniaques du patient bipolaire.

• Population cible : 300 000 à 700 000 Français bipolaires et 300 000 atteints de schizophrénie.