Polémiques autour du dépistage

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Publié le 3 décembre 2011
Par Géraldine Galan
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Par rapport au cancer du sein, celui du col de l’utérus a l’avantage de présenter des signes précurseurs détectables. Un dépistage régulier permet donc dans la majorité des cas d’éviter d’atteindre le stade cancer. En juillet 2010, la Haute Autorité de santé (HAS) a publié des recommandations pour le dépistage. Elle y préconise notamment qu’outre les gynécologues, les médecins généralistes et les sages-femmes soient habilités à effectuer les frottis. Comme préconisé par l’Organisation mondiale de la santé, le dépistage reste uniquement fondé sur la réalisation d’un frottis tous les trois ans.

Le cancer du col de l’utérus est toujours induit par un Papillomavirus (HPV) dont les types les plus fréquemment en cause sont ciblés par la vaccination préventive.

La vaccination HPV très critiquée

Selon l’association 1 000 Femmes pour 1 000 vies, les critiques sur le manque d’efficacité de la vaccination HPV et ses effets indésirables sont « infondées ». Une position appuyée par le Haut Comité de la santé publique et l’Académie de médecine. En effet, le taux de notification des effets indésirables est équivalent à celui de la population générale et la vaccination associée à un dépistage régulier éviterait près de 100 % de cancers du col de l’utérus. 1 000 Femmes pour 1 000 vies déplore que le dépistage par cytologie seule laisse échapper un tiers des cancers (d’où l’importance de sa régularité) et que le dépistage organisé ne soit toujours pas mis en place en France. L’association s’est donc alliée à un collège d’experts pour alerter la Haute Autorité de santé sur la pertinence d’associer un test de détection des Papillomavirus oncogènes à la cytologie. Pouvant être effectué en laboratoire sur le frottis, il améliorerait le dépistage.

Pour l’heure, la HAS estime que l’utilisation de ce test en dépistage primaire est « prématurée »

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