Les résistances aux antibiotiques font évoluer les recommandations en ORL

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Publié le 14 janvier 2012
Par Géraldine Galan
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De nouvelles recommandations sur l’antibiothérapie dans les infections respiratoires hautes viennent d’être publiées* par plusieurs sociétés savantes d’infectiologie et de pédiatrie. Leur mise à jour, par rapport aux recommandations de l’AFSSAPS de 2005, tient compte des données récentes sur l’évolution contrastée des résistances bactériennes : diminution notable des résistances aux bêtalactamines des pneumocoques et d’H. influenzæ ainsi que des résistances aux macrolides des streptocoques du groupe A, tandis qu’on assiste à l’émergence de souches d’E. coli productrices de bêtalactamases. Même si E. coli n’est pas impliquée dans les infections ORL, la surconsommation de céphalosporines dans le traitement d’infections respiratoires est une cause évoquée pour l’émergence de ces résistances. Les recommandations rappellent que seules les otites moyennes aiguës purulentes, certaines sinusites aiguës de l’adulte et de l’enfant ainsi que les angines à streptocoque A avec TDR positif justifient un traitement antibiotique. Dans tous les cas, le traitement de première intention est l’amoxicilline. L’association amoxicilline-acide clavulanique n’est plus recommandée qu’en deuxième intention. Dans l’angine à streptocoque du groupe A, le céfuroxime-axétil, du fait de sa mauvaise acceptabilité en suspension buvable n’est plus recommandé chez l’enfant.

* www.sfpediatrie.com

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