VIH, tuberculose, hépatite B : trois constantes chez les migrants

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Publié le 21 janvier 2012
Par Véronique Pungier
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La moitié des cas de diagnostic de séroposivité au VIH et de tuberculose concernent des migrants. Les trois quarts des patients soignés pour une hépatite B chronique sont d’origine étrangère. Ces chiffres de 2009 sont analysés par l’Institut de veille sanitaire (InVS) dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 17 janvier consacré à la santé des populations immigrées vivant en France. Les migrants les plus touchés vivent en Ile-de-France et en Guyane.

Depuis 2007, environ 3 200 migrants découvrent leur séropositivité au VIH chaque année. Derrière cette relative stabilité se cache une baisse des cas chez les sujets nés en Afrique subsaharienne tandis que de plus en plus de cas sont détectés chez des migrants d’Europe (Europe de l’Est, Portugal). Le nombre de diagnostic au stade clinique de sida demeure constant depuis 2003. La transmission du virus intervient essentiellement lors de rapports hétérosexuels.

Le taux de déclaration de tuberculose maladie ne varie pas beaucoup depuis 2003 parmi les migrants. En 2009, plus d’un tiers des cas sont originaires d’Afrique subsaharienne et près de 30 % viennent d’Afrique du Nord. Beaucoup vivent en collectivités.

Renforcer la prévention et le dépistage

Les tranches d’âge les plus touchées sont notamment les 20-34 ans mais aussi les 15-20 ans et les 35-44 ans. Il apparaît que le risque de tuberculose se réduit avec l’ancienneté de l’arrivée en métropole.

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L’Afrique subsaharienne est aussi la zone d’origine de plus des trois quarts des patients nouvellement traités pour une hépatite B. Ils sont majoritairement contaminés pendant la grossesse ou l’enfance, puis par voie sexuelle. Ainsi, la prévention, le dépistage et l’accès aux soins nécessitent encore d’être renforcés auprès des migrants, conclut le BEH.